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	<title>a Turtle in a Kitchen</title>
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		<title>Part 2. Quand la Turtle saute dans le tunnel qui mène au pays des &#8230; étoiles</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 22:36:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>

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		<description><![CDATA[9 mois déjà&#8230;  Il m&#8217;aura bien fallu tout ce temps pour arriver à en trouver. Ou peut être plus simplement était-ce l&#8217;énergie de rattraper le fil de l&#8217;histoire par ici qui me faisait largement défaut? Au fond, peu importe. La seule question valant vraiment de s&#8217;y arrêter quelques instants étant celle de savoir si cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>9 mois déjà</strong>&#8230;  Il m&#8217;aura bien fallu tout ce temps pour arriver à en trouver. Ou peut être plus simplement était-ce l&#8217;énergie de rattraper le fil de l&#8217;histoire par ici qui me faisait largement défaut? Au fond, peu importe. La seule question valant vraiment de s&#8217;y arrêter quelques instants étant celle de savoir si cette dernière vous intéresse encore ? Je vais partir du principe que oui, au cas où, avant de revenir dans un prochain billet sur les dizaines de recettes et d&#8217;aventures que j&#8217;aimerais vous conter.</p>
<p>9 mois donc. 9 mois déjà. 9 mois seulement. Une grossesse, finalement, ni plus, ni moins. 9 mois que je me suis engouffrée dans ce tunnel qui m&#8217;a conduite droit vers <strong>les pianos d&#8217;une cuisine</strong>.</p>
<p>Pas un de ces pianos que  parcourent de leurs doigts longilignes et   manucurés  les  musiciens, non.  Un ce ceux que des bras à majorité   masculine frottent  tous  les jours à la fin du service, après avoir   nonchalamment jeté  dessus  cet acide qui dissout les graisses et, s&#8217;échappant avec la vapeur d&#8217;eau, brûle les yeux et les narines. Celui face auxquels ces cuisiniers en âge d’être mes étudiants d&#8217;hier ont  déjà sué sang et eaux depuis des années, dans un effort continu   d’apprentissage de l’art de maîtriser les flammes, la chaleur et le stress du coup de feu. Celui sur   lequel ceux là ont appris leur métier en se brûlant, en sentant couler dans leur nuque, puis entre   leurs omoplates des gouttes de  sueur,  le visage rougi d’être ainsi exposé à des chaleurs parfois proches de l’insoutenable.</p>
<p><strong>9 mois pour renaître à moi</strong> dans une vraie cuisine. Pas celle que je connaissais jusque là. Celle dans laquelle l&#8217;on suffoque de chaleur hiver comme été, où la volonté et l&#8217;effort tannent le caractère de ces gars qui, du haut de leurs 20 et quelques années, ont déjà été burinés au fer d&#8217;une réalité que seule la passion, l&#8217;inconscience, peut être les deux, rend supportable.</p>
<p>9 mois écoulés depuis que la Vie m&#8217;a poussé à grands coups de pied dans  le derrière vers <strong>l&#8217;excellence d&#8217;une cuisine étoilée parisienne</strong>, où, sans trop réfléchir, je n&#8217;ai pas fait  le moindre des paris. Celui de tout découvrir, du jour au lendemain, sans autre transition. De tout quitter aussi. Ma vie de thésarde après avoir acquis  l&#8217;âge de raison à noircir des pages et des pages. Famille, amis, appartement, en un mot, tous mes repères, <strong>pour mieux franchir le Rubicon</strong>. Non sans  déposer les armes de la pensée pure pour empoigner celles de la passion, indispensables  pour survivre à cette vie à cent à l&#8217;heure, où tout se vit dans  l&#8217;intensité, joie comme douleur.</p>
<p>Même après neuf mois, je  ne saurais toujours pas vous dire ce qui m’a permis de franchir  le  cap. Quoi qu’il en soit, une main vaillante et déterminée m’a conduite,  me sortant de force du brouillard épais dans lequel je naviguais en extrême solitude, pour me catapulter droit au cœur du fourmillement d’une brigade, avec cette certitude qu’<strong>il était temps, à présent.</strong></p>
<p>Quitter ainsi la solitude de mon bureau pour intégrer une brigade d&#8217;une dizaine d&#8217;hommes, agrémentée parfois de quelques femmes, m&#8217;observant d&#8217;un coin de l’œil d&#8217;abord  mi-sauvage, mi-méfiant, de voir débarquer cette &laquo;&nbsp;vieille&nbsp;&raquo; fille de 32 ans, sur-diplômée, ayant quitté son cocon douillet pour choisir de vivre à leur côté des journées sans fin, où chaque geste sûr s&#8217;apprend à grands coups d&#8217;échecs, de sarcasmes, parfois d&#8217;engueulades, et où toutes les victoires se savourent comme un nectar divin. Les sentir m&#8217;observer passer des journées à me heurter à toutes mes lacunes, à chaque pas, à chaque découverte, sur un corps d&#8217;abord largement dépassé par les efforts que suppose le fait de tenir, tant physiquement que mentalement,  ces quatorze heures debout à courir en tout sens, fouetter, couper, porter des casseroles géantes. Et pourtant&#8230;</p>
<p>Rayonner de joie, ressentir dès la première seconde la certitude que l&#8217;on est enfin <strong>au bon endroit, au bon moment</strong>. Sentir au plus profond de soi la joie extatique que procure cette immersion dans un monde aux règles totalement différentes de celles jamais rencontrées jusque là. Un univers où l&#8217;on n&#8217;a guère le temps de reprendre son souffle, encore moins celui de réfléchir au pourquoi du comment, tant l&#8217;on doit sans cesse se dépasser, réagir, s&#8217;adapter, apprendre. Surtout un lieu magique où les êtres semblent tous illuminés par cette douce folie qui les rend si humains, généreux, passionnés, vivants, évolutifs, surprenants.</p>
<p>Point de personne que je ne croise depuis qui ne me dise combien j&#8217;ai  changé, à quel point la lumière qui sommeillait bien loin à l&#8217;intérieur  éclaire à présent chacun de mes pas. C&#8217;est en toute humilité que je  l&#8217;affirme ici, car, après avoir souffert tant d&#8217;années à me construire à  contre-courant, j&#8217;ai enfin trouvé mon cap. Et celui-ci est à l&#8217;Ouest,  plus que jamais. Mais revenons au commencement, si vous le voulez bien.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/12/photo-2.jpg"><img class="aligncenter" title="photo (2)" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/12/photo-2-223x300.jpg" alt="" width="223" height="300" /></a></p>
<p><strong>23 mai 2011, 18h30</strong>. Dès  le premier instant, être baptisée d’une toque et d’une veste de cuisine  immense, et  catapultée, sans autre préalable, dans un monde dont on  ne comprend encore aucun  des codes.  Dont on ressent juste l’incroyable énergie qui se libère au  moment où  l’un d’eux prononce « ça rentre ! » et où tout un chacun entre tout à coup  en scène.  Concentration, effervescence, bruit, les mots sont faibles  pour  exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Ne pas toucher   terre, tenter tant bien que mal de comprendre où positionner son corps   qui, en dépit de son petit gabarit, semble tout simplement énorme dans cet   univers où évoluent dans une danse incessante plus d’une dizaine de   personnes</p>
<p>-« CHAUD ! »</p>
<p>-« DERRIÈRE ! »</p>
<p>-« Un bar de deux, Clément, où sont   les garnitures ? »</p>
<p>-« Combien de temps ? ».<br />
Se  caler dans un coin dont on sera très vite délogé pour laisser passer   une poêle géante, crépitant encore de son beurre brûlant, et observer ces êtres mus par leur  énergie, le devoir ou la passion, selon. Se sentir tout à coup  déconnectée,  lessivée d’être ainsi debout dans cette chaleur  harassante, assourdie  par le bruit incessant, fascinée, tout autant.  Sentir dès le premier  instant que l’on est juste au bon endroit, à  défaut de savoir comment y  évoluer.</p>
<p>-« Olivia, tu dors ? tu es venue  pour dormir ? tu veux un  oreiller, ou tu nous cuis cette sole ? »<br />
Je  sors de ma torpeur, sans trop comprendre, je me sens poussée vers le   grand piano, le japonais qui officie au poisson me tend la cuillère  pour  arroser la sole. Je me tiens à ses côtés, et observe du mieux que  je  peux le geste que lui réalise apparemment sans l’ombre d’une  difficulté.  Je me lance à mon tour.</p>
<p>-« Mais bouge moi cette main, plus  vite la  cuillère, arrose moi cette sole, bon sang, plus vite ! On a dit  la sole,  pas le piano ! »</p>
<p>Je sens la chaleur proche de me terrasser.  Sous ma  veste de cuisine il fait au moins 60 ! Et ma main, cette  coquine, se  dérobe à ma volonté, j’ai beau tenter de reproduire ce  geste apparemment  si simple, rien n’y fait. Ma main est si lente, elle  devient de plus en  plus rouge au fur et à mesure que les minutes  passent, si proche de la  flamme du piano.</p>
<p>-« Olivia ! La cuillère, on  arrose, allez ! »<br />
Si  seulement elle pouvait bien m’obéir ! Mais que voulez vous,  elle  sort à peine d’années de pénitence à seulement taper sur un  ordinateur,  comment voulez-vous ? Je ne moufte mot et tente d’accélérer  dans un  mouvement totalement désordonné, le beurre atterrit partout  sauf sur la  sole.<br />
Je  finis par rendre les armes et la sole au Japonais, qui, dans  un  sourire à peine esquissé devant mon air dépité et un peu gêné de ne  pas  avoir su, reprend son rythme de croisière pour finir de la dorer  au  beurre noisette.<br />
-« Alors,  on se réveille ou on reprend sa sieste ? »</p>
<p>Le chef est hilare,  je suis  perdue. Je veux juste moi  aussi, un jour, être capable d’entrer dans cette danse. Savoir ce que  signifient ces codes auxquels je ne comprends rien et  qui suffisent à  permettre en quelques mots à toute la brigade de suivre  ce chef  d’orchestre tout au long de cette soirée qui n’en finit plus  de  s’étendre.</p>
<p><strong>23 :30.</strong> Je me change à la va-vite dans la douche qui sert de vestiaire  aux  filles, avant de sentir, dans un soulagement immense,  l’air à  peine frais d’un soir d’été à Paris balayer mon visage. Avant  de  m’engouffrer dans le métro,  je m’arrête un instant, pour allumer  une  cigarette. Les yeux perdus un instant dans la tour Eiffel qui  s’illumine  pour célébrer le début d’une nouvelle heure, je réalise  soudain que je  suis parisienne, et vis ma passion pour la première fois  de ma vie à  quelques jours à peine du jour où je vais célébrer mes 32  ans. Un  fou-rire m’envahit. Je me sens vivante comme jamais, comme  celle qui a  cru un instant que sa vie était tracée et réalise  soudain qu’elle a  <strong>déjoué le destin</strong>.</p>
<p>Cette  première soirée est restée gravée précisément dans ma mémoire.  Les  jours et semaines d’après le sont moins précisément. Pourtant une  foule  d’anecdotes me reviennent si je ferme un instant les yeux pour y   repenser. Ces premières semaines où chaque instant était l’occasion de   me confronter à mon ignorance de tout. Ce langage que rien ne m’avait   préparé à comprendre.</p>
<p>-« Olivia, mets moi une chauffante là » et, face à   mon air ahuri,</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Vas chercher une russe, tu la remplis d’eau » et moi de   partir en quête d’une russe dont j’ignore tout.</p>
<p>-« Olivia, une plaque à débarrasser »</p>
<p>- « Mais non, c’est une plaque à pâtisserie ! »</p>
<p>Passer son   temps à sourire, pour compenser ses lacunes, et à rire de ses propres   inconséquences. Ne pas paniquer, en sentant que la totalité des   casseroles sont en train de se faire la malle, alors que l&#8217;on souhaitait juste en saisir une. Les maintenir du mieux   possible et du bout des doigts, en équilibre précaire sur la pointe des   pieds, avant de renoncer à lutter contre une loi de la pesanteur qui ne   saurait être vaincue par mes faibles petits bras. Affronter le regard  du  chef, se retournant brusquement en entendant la cacophonie de la  chute à  8h30 le matin, et sourire, pour éviter les réprimandes…. <strong>Bénir  alors le  ciel d’être une fille !</strong><br />
Découvrir  que chaque geste doit être précis, rapide, efficace. Ne pas  comprendre,  recommencer, se faire malmener, secouer, interroger,  tester. Passer des  garnitures au garde manger, du garde manger à la  pâtisserie, de la  pâtisserie au poisson. Comprendre  qu’à chaque faute d’inattention, la conséquence est   immédiate. Que  verser une soupe de poissons brûlante dans un chinois à   piston tenu à  même l’objet brûle immédiatement, sans que l’on puisse   rien faire  d’autre que serrer les dents et verser la soupe brûlante dans les pots à  bouillabaisse avant d’enfin pouvoir remettre l’objet   sur son socle, et  constater, face à une main homard, que la brulure est   bien présente.</p>
<p>Lever son premier saumon ,  suivant pas à pas les  conseils du Chef qui parle de ce poisson comme  s’il s’agissait du corps  d’une femme</p>
<p>-« Regarde, comprends son anatomie, fais corps avec ton  couteau, et méfie toi de la lame, Olivia ! Tes  doigts bon sang ! Tu vas  en perdre deux si tu continues comme ça ! ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/12/261253_10150223452964096_801144095_7070810_8266752_n.jpg"><img class="aligncenter" title="261253_10150223452964096_801144095_7070810_8266752_n" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/12/261253_10150223452964096_801144095_7070810_8266752_n-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Découvrir  au fil des matins de nouvelles parcelles du puzzle qui va  permettre de  peu à peu comprendre comment ça fonctionne et pourquoi.  Passer des  journées debout, de 7h le matin à 1h  le matin suivant. Ne  plus compter  les heures, être totalement décalée, sentir que, parfois,  le cerveau ne  suit plus face à la masse d’informations à retenir  quotidiennement. Être  confrontée à ces hommes qui trouvent tout évident  et logique et que mes  erreurs et oublis sidèrent</p>
<p>« En fait, tu n’as  pas de cerveau, Olivia,  tu nous as menti, tu n’as pas fait d’études,  c’est ça ? » on me chambre,  me chahute, et je sais que c’est le prix à  payer pour entrer peu à peu  dans la brigade. Je prends du recul en  dépit de la fatigue et de mes  doutes qui se réveillent « Et si ? et si  je n’avais pas la capacité d’y  arriver ? »<br />
Chaque  soir, je m’assieds devant la fenêtre ouverte sur cour pour  observer la  nuit et faire le point. Me rassurer en me disant que chaque  jour je fais  un peu moins d’erreur que la veille, et, inlassablement,  essayer de  comprendre pourquoi j’en fais encore autant, je gribouille  sur mon  carnet des notes en vrac, allant de la recette de la soupe de  poissons à  la décoration d’une assiette, pour ne rien oublier lorsqu’on  me dira  « Olivia, un croustillant, un tartare de dorade ! ».<br />
Certains  soirs, lorsque le restaurant est un peu moins plein, je subis  un  bizutage en règles :</p>
<p>-« Olivia, qu’est-ce que c’est le safran ?  Comment  s’appelle cette fleur ? et d’où vient le vinaigre balsamique ?   Et la  vanille, tu la connais l’histoire de la vanille ? »<br />
Je  découvre cette adrénaline du coup de feu, celle que l’on ressent  quand  retentit le bruit de la machine qui publie les bons qui  s’enchaînent et  que le chef entonne ses codes que maintenant l’on  comprend.</p>
<p>-&nbsp;&raquo; A suivre,  un bar de deux, une cocotte lutée de homard, une  dorade&nbsp;&raquo;</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Oui chef !&nbsp;&raquo;</p>
<p>-« un carpaccio, deux soupes de poissons, un  croustillant sur deux  assiettes »</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Oui chef ! &nbsp;&raquo;<br />
Je cours au sous-sol, chercher dans les chambres froides dont je  maîtrise  à présent l’agencement les produits de dernière minute, ou les   recharges lorsque les clients remplissent le restaurant au-delà des   réservations. J’apprends à faire face à la pression, à la chaleur, à me   concentrer en dépit du bruit, à « taper dedans » comme ils disent. Les   heures filent parfois sans que même je trouve un instant pour boire. Je   comprends dans la douleur qu’il va me falloir apprendre à manger même   sans faim à 17h30 avant d’entamer le service pour tenir le choc jusqu’à   23 heures dans le meilleur des cas, le plus souvent minuit, sans  faiblir,  et donner tout ce que j’ai d’énergie jusqu’au nettoyage qui  suppose là  encore de tout comprendre et d’agir vite.<br />
Finir son stage fin juillet, aussi éreintée que  passionnée, les mains couvertes de coupures, les bras constellés de  brûlures, dans une euphorie et une légèreté jamais ressentie depuis des  années, en promettant de revenir en septembre, pour recommencer. Partir en vacances, enfin des vraies, sans l&#8217;ombre d&#8217;une pensée  en tête hormis celle de se reposer, enfin, car on l&#8217;a tant mérité!</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2012/02/photo4.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3234" title="photo(4)" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2012/02/photo4-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2012/02/photo5.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3238" title="photo(5)" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2012/02/photo5-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></div>
<p><strong>Revenir en septembre </strong>et obtenir une place attitrée, au Garde manger. Là où, dans une cuisine, l&#8217;on dresse le froid, les amuses-bouches, les entrées. Apprendre alors la gestion d&#8217;un poste, sur le long terme, découvrir le travail d&#8217;une carte qui évolue au fil des arrivages, des saisons, des envies et idées. S&#8217;émerveiller au réveil devant l&#8217;arrivée d&#8217;un requin, d&#8217;un perroquet, d&#8217;une dorade marbrée. Apprendre à discerner, après moult erreurs, certains poissons rares. Et continuer à apprendre tous les jours à gérer la fatigue, les humeurs et remises en question de chacun. Continuer, mois après mois, à progresser, travailler avec les gars de la brigade pour passer mon CAP en candidat libre en juin. Et se réveiller certains matins en se disant que quelle que soit la fatigue, les courbatures et les coups au moral, l&#8217;on avance pas à pas, <strong>aussi légère que vivante</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/12/photo-3.jpg"><img class="aligncenter" title="photo (3)" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/12/photo-3-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
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		<title>Comment attendre 32 ans pour faire son cooking out (R). Part 1. Quand la Turtle rencontre son lapin blanc</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 10:55:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Petits propos anodins ou pas]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant même d&#8217;ajouter un mot, je voudrais rendre à Birgit ce qui appartient à Birgit&#8230;! J&#8217;espère que tu me pardonneras, mais je ne vois pas quelle expression colle mieux et si parfaitement à ce qui vient de se passer dans ma vie en l&#8217;espace de deux mois tout juste. Tout a commencé &#8230; par un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant même d&#8217;ajouter un mot, je voudrais rendre à <a href="http://www.cuisinosphere.com/out/viande-rouge-oignons-rouge-et-vin-rouge-cest-en-juin-chez-cookingout--3397655">Birgit</a> ce qui appartient à <a href="http://www.cuisinosphere.com/out/viande-rouge-oignons-rouge-et-vin-rouge-cest-en-juin-chez-cookingout--3397655">Birgit</a>&#8230;! J&#8217;espère que tu me pardonneras, mais je ne vois pas quelle expression colle mieux et si parfaitement à ce qui vient de se passer dans ma vie en l&#8217;espace de deux mois tout juste.</p>
<p><strong>Tout a commencé </strong>&#8230; par un échec, une incapacité, au fond, appelez ça comme vous voulez. Une overdose telle qu&#8217;elle ne laisse rien subsister sur son passage, hormis désespoir de ne plus pouvoir, incompréhension, une angoisse abyssale aussi. La chose apparaissait pourtant acquise, pliée même : une intro, une conclusion, un chapitre à remanier. Après 1500 pages écrites en 7 ans et demi, pas la mer à boire, <strong>tout au plus la dernière gorgée</strong>.  Et pourtant&#8230;. Incapable. Insurmontable. Tout. D&#8217;abandonner si proche de la ligne d&#8217;arrivée, de finir pour soutenir quelque chose qui n&#8217;a plus l&#8217;ombre d&#8217;un sens et n&#8217;engendre plus que de la souffrance. Être à ce carrefour de la vie où aucune voie ne semble la bonne car elle ramène toujours à l&#8217;obstacle insurmontable.</p>
<p>Se perdre, de longs jours durant. Ne plus dormir que quelques heures depuis des semaines. Se réveiller en sueur en se disant que si, il va falloir y arriver, que quoi qu&#8217;il arrive, il n&#8217;existe plus de choix. Retomber&#8230;</p>
<p>Inquiéter ses proches qui ne savent plus même quoi dire, en penser, encore moins conseiller. Les voir veiller patiemment, et savoir qu&#8217;on gâche sa vie et la leur, aussi sûrement que les jours s&#8217;égrennent lentement dans le non sens.</p>
<p><span style="color: #808080;">12 avril 2011.</span> <strong>Se réveiller un beau matin, et voir clair enfin</strong>. Savoir qu&#8217;on a besoin d&#8217;une rencontre, ou d&#8217;un rappel, car <strong>la rencontre a déjà eu lieu</strong>, quelques années auparavant. Et qu&#8217;il est vraiment temps, à présent. Faire confiance enfin à son destin et foncer dans une voiture au petit matin. Prendre la route de la Capitale, le cœur palpitant de celle qui pressent que ce jour va être Important.</p>
<p>Rentrer en sachant que l&#8217;on a enfin pris <strong>la voie de l&#8217;évidence</strong>, et qu&#8217;il est déjà trop tard pour faire marche arrière, <span style="color: #008000;"><strong>se laisser lentement glisser, telle Alice dans le terrier, en renonçant à ses repères et se laissant porter par la féérie d&#8217;une réalité où tout devient un peu fou.</strong></span></p>
<p><span style="color: #808080;">15 avril. </span>Observer la magie opérer. Le sommeil revenir. L&#8217;envie éveiller au petit matin une boule d&#8217;énergie dans le fond du corps, bondir vers la vie sans même penser aux conséquences, avancer le cœur léger, pour la première fois depuis une éternité. Surtout ne plus penser au vide, entrer dans la danse, et se dire que l&#8217;on aura bien le temps de réfléchir après.</p>
<p><span style="color: #808080;">27 avril.</span> Nouveau départ pour Paris. La <strong>Foire</strong> m&#8217;y attend cette fois. Débarquer à la nuit tombante place du Trocadéro <strong>chez une improbable amie de famille, jamais rencontrée</strong> et qui a accepté de m&#8217;accueillir, avec ma valise sur le dos. Dormir aussi vite que possible, sans se projeter. Juste le temps de penser que la journée va être longue demain, et que l&#8217;on est tellement heureux car tout est à découvrir.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1824.jpg"><img class="size-medium wp-image-3157 aligncenter" title="IMG_1824" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1824-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p><strong>28 avril. Débarquer au petit matin Porte de Versailles, retrouver des gens jamais croisés</strong>, mais qui vont me faire sentir des leurs en moins de temps qu&#8217;il n&#8217;en faut pour le dire. Avoir quelques minutes pour trouver ses marques, comprendre ce qu&#8217;il va falloir faire durant ces longues heures, et se lancer. Passer une journée à cuisiner, à rigoler, à parler de choses et de produits que l&#8217;on vient soi-même de découvrir, avec la confiance apparente de celle qui sait. Rentrer fourbue et retrouver cette improbable dame au grand âge qui ne se souvient déjà plus qu&#8217;on a fait connaissance la veille. Dormir, profondément.</p>
<p><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1825.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3158" title="IMG_1825" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1825-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1840.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3165" title="IMG_1840" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1840-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1841.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3166" title="IMG_1841" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1841-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1813.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3156" title="IMG_1813" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1813-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1821.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3164" title="IMG_1821" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/06/IMG_1821-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Se réveiller au petit matin et repartir vers de nouvelles aventures et un<strong> concours chez Lenôtre</strong>, <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2011/05/17/quand-veronica-et-la-turtle-patissent-et-gagnent-a-latelier-alsa-lenotre/">dont je vous ai déjà parlé..</a>. Le remporter dans un sourire et se dire que oui, définitivement, à présent tout est possible!</p>
<p>Finir cette parenthèse parisienne par deux nouveaux jours à la foire de Paris, cette fois le coeur entièrement léger des amitiés déjà tissées entre deux coups de maryse et un de fouet. Avoir cette impression que cette fois, on est enfin à sa place qui, fût-elle précaire, a l&#8217;immense mérite d&#8217;exister.</p>
<p>&#8230;.</p>
<p>La suite au prochain épisode!!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Et pour finir sur quelques propos qui en intéresseront certains, voici la liste des personnes qui m&#8217;accueilleront au Pré Catelan demain:</strong></span></p>
<p>Bien sûr, ma grande potine Véronica. Puis, Stéphanie, Le Prince, Dominique, Frede, Aalex, Knifeman, Gurney, Beditelagourmande, Galiouchka, et Sylvain, arrivé pile poil à temps pour le tirage au sort!</p>
<p>Je vous remercie tous et toutes pour vos commentaires et j&#8217;espère que ceux que je ne peux emmener avec moi ne m&#8217;en voudront pas trop!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand Veronica et la Turtle pâtissent&#8230; (et gagnent!) à l&#8217;Atelier Alsa-Lenôtre</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 06:19:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire de recettes]]></category>
		<category><![CDATA[Le sucré de la Kitchen]]></category>
		<category><![CDATA[Une recette est une aventure]]></category>

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		<description><![CDATA[Et me revoilà &#8230; Après de multiples péripéties, je suis enfin dans la capacité d&#8217;écrire quelques lignes pour vous raconter ces dernières semaines. Cela dit, je vous l&#8217;annonce, il me faudra quelques billets pour ce faire, tant cela a été dense! Alors commençons par la première aventure de la fin du mois d&#8217;avril : ma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et me revoilà &#8230; Après de multiples péripéties, je suis enfin  dans la capacité d&#8217;écrire quelques lignes pour vous raconter ces dernières  semaines. Cela dit, je vous l&#8217;annonce, il me  faudra quelques billets pour ce faire, tant cela a été dense! Alors commençons par la première aventure de la fin du mois  d&#8217;avril : <strong>ma matinée de pâtisserie chez Lenôtre</strong>.</p>
<p>Tout a commencé par une invitation lancée par Arnault et Lucia, me  proposant de participer à un atelier Alsa-Lenôtre, auquel je devais venir accompagnée.</p>
<p>Pour être tout à fait honnête, la dernière  fois que j&#8217;avais manipulé  des préparations Alsa, je ne devais  pas même avoir dix ans, et c&#8217;était pour  réaliser des éclairs au chocolat&#8230;.  J&#8217;en avais gardé un souvenir  pathétique, et je ne saurais trop vous dire au juste si la déception que  m&#8217;avait procuré cette expérience  était due à mes faibles capacités de  cuisinière d&#8217;alors ou à la  médiocrité du produit. Depuis, je n&#8217;avais bien sûr cessé  de croiser la plus que célèbre marque dans les supermarchés, et sans jamais y  consacrer plus d&#8217;un rapide regard. Limite dédaigneux, du style &laquo;&nbsp;mais  comment peut-on  acheter ce type de préparation insipide quand il est  possible de faire  si vite les choses soi-même?&nbsp;&raquo; (<em>oui, la Turtle a parfois des idées bien arrêtées sur les choses&#8230;!)</em></p>
<p>Je partais donc avec un certain apriori, si ce n&#8217;est un apriori certain ! Mais il est des expériences qui ne se refusent pas et lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de rencontrer des personnes passionnées et passionnantes, je suis la dernière à bouder mon plaisir. En outre, savoir que les pâtissiers de chez Lenôtre avaient participé à la réalisation de ces produits m&#8217;interpellait : se pouvait-il qu&#8217;ils aient réussi à donner un véritable goût de pâtisserie Home-made à des poudres lyophilisées? J&#8217;étais impatiente de le découvrir. Enfin, dernier argument-choc : j&#8217;adore m&#8217;amuser et plus encore découvrir en m&#8217;amusant, et  cet atelier était l&#8217;occasion de tester et d&#8217;apprendre en compagnie de grands chefs. Bref, autant d&#8217;éléments me poussant inexorablement sur la voie de l&#8217;enthousiasme!</p>
<p>Il  ne m&#8217;a pas fallu tellement plus de trente secondes et demi pour  convaincre ma potine <a href="http://popotedevero.blogspot.com">Véronica</a> de se joindre à moi. Alliée de taille,  quand il s&#8217;agit de manier le fouet, la maryse et le chocolat ; on a les  amies qu&#8217;on mérite, is&#8217;nt it?</p>
<p>Après nous être retrouvées quelques minutes avant place du Trocadéro <em>(j&#8217;aime ce Paris où toutes les trente secondes, on croise les lieux mythiques)</em>, nous avons déboulé comme deux fleurs provinciales dans le magnifique pavillon Elysée  Lenôtre.</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1793.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3091" title="IMG_1793" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1793-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1795.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3092" title="IMG_1795" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1795-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1792.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3093" title="IMG_1792" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1792-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1796.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3114" title="IMG_1796" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1796-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<p>J&#8217;avoue que peu habituée à me rendre dans ce genre de lieux d&#8217;exception, j&#8217;en prends toujours plein les mirettes quand il m&#8217;est  ainsi offert d&#8217;y entrer.</p>
<p>Les unes arrivant après les autres, très vite, le plaisir de retrouver de vieilles connaissances et de papoter  comme à chaque fois , de tout et de rien et surtout de tout le reste.</p>
<p>Alors que nous étions quand même fort dissipés, entre le <strong>chef Prochasson</strong>, homme qui, outre son ô combien respectable titre de MOF (meilleur ouvrier de France pour ceux qui n&#8217;auraient pas de master ès cuisine),  s&#8217;avère être d&#8217;une <strong>gentillesse palpable</strong>. Il nous présente durant  quelques instants les deux desserts à réaliser à l&#8217;aide des tous  nouveaux kits Alsa  : un <strong>royal et un fraisier.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1754.jpg"><img class="size-medium wp-image-3094 aligncenter" title="IMG_1754" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1754-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1755.jpg"><img class="size-medium wp-image-3095 aligncenter" title="IMG_1755" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1755-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1798.jpg"><img class="size-medium wp-image-3096 aligncenter" title="IMG_1798" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1798-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>et voici notre fraisier (trop fière!!)</em></p>
<p>Jusque là, tout va bien, car sans être un as de la pâtisserie, j&#8217;ai quelques années d&#8217;expérience et  je me rassure en me disant qu&#8217;étant faits pour &laquo;&nbsp;tout un chacun&nbsp;&raquo;, nous  devrions arriver à nous dépatouiller !</p>
<p>Nous nous retrouvons  alors dans les cuisines où nous attendent nos kits  et tout le matériel approprié pour réaliser les recettes.</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1758.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3097" title="IMG_1758" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1758-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1760.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3098" title="IMG_1760" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1760-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<p>D&#8217;entrée, avec ma  bonne Véro, nous sommes aux anges: entourées de nos amies, nous avons en plus la chance d&#8217;avoir à nos côtés le chef Fabrice Prochasson, permettant ainsi de nouer un contact très direct avec lui : trop de bonheur !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1763.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3099" title="IMG_1763" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1763-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1764.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3100" title="IMG_1764" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1764-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>La réalisation du fraisier et du royal au chocolat s&#8217;est avérée être à la fois facile et amusante, et en une heure et demi environ nous avions à notre actif deux très jolis desserts, dont j&#8217;aurais pu sans rougir prétendre qu&#8217;ils étaient entièrement &laquo;&nbsp;faits maison&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1768.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-3102" title="IMG_1768" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1768-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1770.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-3103" title="IMG_1770" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1770-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1772.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-3104" title="IMG_1772" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1772-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Et voici nos &laquo;&nbsp;œuvres&nbsp;&raquo; :</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1799.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3109" title="IMG_1799" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1799-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1786.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3107" title="IMG_1786" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1786-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1790.jpg"></a></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après l&#8217;effort&#8230; le buffet nous attend à l&#8217;étage, nous dégustons quantité de petits fours, verrines et autres petites bouchées apéritives, avant de finir par la dégustation de &#8230; fraisier et royal au chocolat : what a surprise ! à la dégustation, les deux s&#8217;avèrent être honnêtement très bons, même si j&#8217;ai eu une nette préférence pour le fraisier, dont la saveur vanillée est tout simplement bluffante.</p>
<p>Une fois largement nourris nous voyons apparaître nos petites réalisations sur la grande table : c&#8217;est déjà l&#8217;heure du verdict&#8230; ou en tout les cas des délibérations&#8230;. Lesquelles vont se poursuivre de longues minutes et même nécessiter l&#8217;intervention d&#8217;un troisième chef appelé à la rescousse pour la délibération finale ! Il faut dire que <strong>l&#8217;enjeu est de taille puisque l&#8217;heureuse équipe gagnante pourra se régaler d&#8217;un repas au Pré Catelan à partager avec 10 lecteurs! </strong>Et c&#8217;est avec une grande surprise et une profonde fierté que nous apprenons le verdict : Véronique et moi avons gagné! Largement félicitées par nos amis bloggeurs, nous sommes tout simplement euphoriques ! Alors que le Chef Prochasson se prête à une dernière séance de dédicaces, nous repartons avec nos gâteaux, comblées et <strong>en ayant encore du mal à réaliser que nous avons remporté un tel lot&#8230; Trop heureuses! </strong></p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1808.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3112" title="IMG_1808" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1808-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1806.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3110" title="IMG_1806" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1806-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1804.jpg"><img class="size-medium wp-image-3111 aligncenter" title="IMG_1804" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1804-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Veronica et Dorian</em></p>
<p><span style="color: #ff0000;">Puisque j&#8217;ai eu la chance de gagner, il me revient de proposer à ceux et celles d&#8217;entre vous qui voudraient participer à ce déjeuner au pré Catelan de laisser des commentaires sur ce billet. Ensuite, je tirerai au sort les gagnants.</span><br />
<span style="color: #ff0000;"> Sachez que ce dernier aura lieu<strong> le vendredi 17 juin à midi, à Paris</strong>, donc ne participez que si êtes sûrs de pouvoir vous y rendre ! à bientôt!</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1809.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3113" title="IMG_1809" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/05/IMG_1809-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Nos deux gâteaux récompensés</em></p>
<p><em>Pour d&#8217;autres photos de l&#8217;évènement, je vous invite à suivre ce lien, où vous pourrez observer tous les bloggeurs en action: <a href="http://www.flickr.com/photos/61981785@N06/">ici l&#8217;album photo alsa</a></em></p>
<p>Il ne me reste plus qu&#8217;à <strong>remercier chaleureusement l&#8217;équipe des chefs de Chez Lenôtre et l&#8217;équipe Alsa</strong> pour ce très agréable atelier et ce prix fabuleux, dont je ne manquerai pas de vous parler!<em><br />
</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Trois jours après, il fut&#8230; Un atelier chez Alsa &amp; une foire à Paris !</title>
		<link>http://aturtleinakitchen.fr/2011/04/27/trois-jours-apres-il-fut-un-atelier-chez-alsa-une-foire-a-paris/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 14:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques jours après Pâques, me voici en train de ressusciter ce blog. Et pour de bon cette fois ! Car oui, l&#8217;envie me tarabuste depuis quelques semaines, et de plus en  plus intensément ces derniers jours. Des appels divers et variés m&#8217;ont rappelé son existence et sa nécessité, surtout est réapparue avec force mon envie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques jours après Pâques, me voici en train de ressusciter ce blog. Et pour de bon cette fois ! Car oui, l&#8217;envie me tarabuste depuis quelques semaines, et de plus en  plus intensément ces derniers jours. Des appels divers et variés m&#8217;ont rappelé son existence et sa nécessité, surtout est réapparue avec force mon envie d&#8217;y écrire.</p>
<p>Reprendre le fil de l&#8217;histoire n&#8217;a pourtant rien d&#8217;évident pour moi. Cette impression que je ne sais plus trop comment faire, pour laisser à nouveau libre cours à mes pensées, après des mois d&#8217;absence, entrecoupés de trop rares passages ici où je passais la tête lourde.  Alors pour ce premier pas je ne serai pas trop longue (une fois n&#8217;est pas coutume!). Juste l&#8217;occasion pour moi de vous annoncer deux évènements de cette fin de semaine, dont l&#8217;arrivée me réjouit tout particulièrement.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, une invitation que j&#8217;ai eu l&#8217;immense plaisir d&#8217;accepter car elle tombait à point nommé : il s&#8217;agit pour moi de participer à<strong> un atelier Alsa-Lenotre, vendredi prochain, </strong>à l&#8217;occasion duquel je vais avoir la chance de rencontrer <strong>Fabrice Prochasson</strong>. J&#8217;aurai ainsi la chance de relever un défi, avec ma fidèle amie <a href="http://popotedevero.blogspot.com">Véro</a>, entourée d&#8217;autres bloggeurs, et s&#8217;il nous est donné la chance de remporter le défi (sait-on jamais <img src='http://aturtleinakitchen.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> !), les lecteurs de ce blog auront aussi la possibilité de remporter un prix!</p>
<p><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/04/alsalenotre-invitation29Avril2011.jpg"><br />
</a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/04/alsalenotre-invitation29Avril2011.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3078" title="alsalenotre-invitation29Avril2011" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/04/alsalenotre-invitation29Avril2011.jpg" alt="" width="700" height="920" /></a></p>
<p>Ensuite, je serai présente à <strong>la Foire de Paris jeudi toute la journée</strong>. Je ne sais encore quel sera le lieu où se tiendra le stand auquel je participe, mais j&#8217;avoue que je suis particulièrement heureuse de découvrir à cette occasion un évènement d&#8217;une telle ampleur et de l&#8217;intérieur, grâce à <a href="http://www.cookcooning.com/">Stéphanie</a>, qui m&#8217;a conviée à intégrer sa fine équipe le temps d&#8217;une journée !</p>
<p>Bien entendu, je compte bien vous faire un compte rendu détaillé de tout ce qui se passera au cours de ces quelques jours! à très bientôt, donc pour de nouvelles recettes et aventures!</p>
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		<item>
		<title>Parce qu&#8217;en 2011&#8230; je me lance, une Bûche bretonne (biscuit roulé, crémeux vanillé &amp; coeur caramel sur sablé breton &amp; croustillant praliné)  !</title>
		<link>http://aturtleinakitchen.fr/2011/01/17/parce-quen-2011-on-se-lance-une-buche-bretonne-biscuit-roule-cremeux-vanille-coeur-caramel-sur-sable-breton-croustillant-praline/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Jan 2011 09:25:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[C'est la fête]]></category>
		<category><![CDATA[Entremet]]></category>
		<category><![CDATA[Le sucré de la Kitchen]]></category>
		<category><![CDATA[bûche]]></category>
		<category><![CDATA[caramel au beurre salé]]></category>
		<category><![CDATA[chocolat blanc]]></category>
		<category><![CDATA[praliné feuilleté]]></category>
		<category><![CDATA[sablé]]></category>
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		<description><![CDATA[A tous ceux qui trouvent que le Réveillon n&#8217;est jamais qu&#8217;une soirée parmi d&#8217;autres, je réponds &#171;&#160;pas pour moi!&#160;&#187; Sans que cela relève pour autant du fétichisme, je trouve que le Réveillon est l&#8217;occasion d&#8217;une aération nécessaire au milieu de l&#8217;hiver. Un trait d&#8217;union entre deux années que j&#8217;aime célébrer. Bien sûr, à chacun de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A tous ceux qui trouvent que le Réveillon n&#8217;est jamais qu&#8217;une soirée parmi d&#8217;autres, je réponds &laquo;&nbsp;pas pour moi!&nbsp;&raquo;</p>
<p>Sans que cela relève pour autant du fétichisme, je trouve que le Réveillon est l&#8217;occasion d&#8217;une aération nécessaire au milieu de l&#8217;hiver. Un trait d&#8217;union entre deux années que j&#8217;aime célébrer. Bien sûr, à chacun de trouver sa manière de s&#8217;aérer ou de célébrer, parfois avec trois fois rien et peu de monde, car là n&#8217;est pas l&#8217;essentiel, ce moment où l&#8217;on peut se laisser aller à penser l&#8217;avenir différemment.</p>
<p>En ce qui me concerne, cette année, comme l&#8217;an passé, l&#8217;année  d&#8217;avant et (quelques fois) auparavant,  j&#8217;ai chaussé mes bottes de sept  lieues, franchi des kilomètres et des  kilomètres pour arriver juste  là&#8230;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1316-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1316 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1316-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>D&#8217;aucuns se diront certainement qu&#8217;à force, ça manque un poil d&#8217;originalité, comme itinéraire&#8230;</p>
<p>Certes&#8230;</p>
<p>Mais que voulez vous&#8230; elle est aussi enivrante et irrésistible qu&#8217;une histoire d&#8217;amour la relation que je noue avec cette Bretagne là, tripale. Sournoise aussi&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1492-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1492 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1492-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1471-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1471 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1471-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p>Début décembre, les  mouettes viennent déjà me tenir compagnie la nuit, tandis que je me rêve escaladant des rochers qui, en dépit de leur couleur rose engageante, sont aussi immenses, glissants et dangereux que dans mon enfance, mue par la même idée fixe : atteindre le sommet. Alors, <strong>toute en vertiges et vacillante</strong> sous la force d&#8217;un vent hivernal qui harasse mon visage de son  piquant, fouettant une par une les cellules de mon corps d&#8217;un  mélange d&#8217;embruns et de sable pour mieux laisser sur mes joues un rouge nacré d&#8217;eau de mer et tester mon sens de l&#8217;équilibre (<em>à toutes fins utiles, je précise que ce genre d&#8217;aventure n&#8217;arrive plus guère dans la vraie vie, dans laquelle je ne pratique plus qu&#8217;épisodiquement et avec la retenue de l&#8217;âge de  raison breton l&#8217;escalade bigouden</em>), je découvre, de ce point de vue imprenable, l&#8217;immensité d&#8217;une mer s&#8217;étendant à perte de vue, seulement grignotée par les îles&#8230;  Ainsi, de manière d&#8217;abord indicible, la Bretagne instille en moi ce manque qui va devenir aussi violent que la manche est humide sous mes lourdes bottes d&#8217;hiver où se colle à l&#8217;envi son sable gris foncé auquel des journées trop courtes et trop humides ne  laissent plus l&#8217;opportunité de sécher&#8230;. Il déploie sa force, d&#8217;abord subtilement, avant de parvenir doucement  jusqu&#8217;à la conscience, pour se muer en projet qui permette d&#8217;assouvir celle qui sera déjà devenue envie irrépressible.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1447-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran1.jpg"><img title="IMG_1447 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1447-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="../wp-content/uploads/2011/01/IMG_1452-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1452 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1452-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Peut être certains me rétorqueront qu&#8217;il n&#8217;y a là qu&#8217;un réflexe de Pavlov, entretenu par le fait que je passe là bas de longs étés&#8230;</p>
<p>Peut être&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1400-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1400 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1400-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1389-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1389 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1389-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1402-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1402 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1402-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1358-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1358 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1358-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit, cette année, l&#8217;excursion n&#8217;était <strong>pas prévue</strong>. Un hiver blanc dès le mois de novembre nous poussait  davantage vers les sommets enneigés, en bons lyonnais que nous sommes, que vers les falaises  bretonnes, même couvertes de gel et de neige. J&#8217;en avais même  fait mon deuil, me consolant du souvenir que j&#8217;avais profité tout mon saoul  de l&#8217;eau glacée et salée de cette manche là durant l&#8217;été. Mais c&#8217;était sans compter  un soudain abandon de l&#8217;air montagnard au profit d&#8217;un plus économe et  moins éloigné réveillon lyonnais pointant son nez à l&#8217;improviste qui  n&#8217;avait à mes yeux que trop peu d&#8217;attraits. A tout le moins pas assez pour rivaliser avec l&#8217;envie de retrouver les plus fidèles, venus d&#8217;un peu partout célébrer la nouvelle année sous la lumière d&#8217;un soleil d&#8217; hiver rendant la mer encore plus  changeante et gracile,  si touchante, ainsi délaissée des cohortes humaines de l&#8217;été.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1325-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1325 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1325-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1435-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1435 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1435-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Alors, lorsque d&#8217;abord 2, puis 5 amis lyonnais ont émis le souhait de prendre la route vers ce grand Ouest, il n&#8217;a pas fallu tellement plus de 5 minutes pour que la furieuse envie balaye tout sur son passage, notamment la culpabilité d&#8217;abandonner une partie de la fidèle team réveillonesque qui, il y a deux ans, foulait avec moi les pistes bretonnes (bien plus tendance que leurs cousines montagnardes, et tout aussi risquées, car l&#8217;on y monte généralement que lorsque le taux d&#8217;alcoolémie avoisine la moyenne bretonne, laquelle, comme tout le monde sait, n&#8217;est pas tout à fait la moyenne nationale). Perdant dans la bataille un comparse de taille, ma P&#8217;tite Caille, avec lequel j&#8217;avais toujours organisé les réveillons bretons ces dernières années, ce n&#8217;est  pas sans un certain pincement au cœur que j&#8217;ai embarqué avec ma petite troupe pour 6 jours là bas&#8230;</p>
<p>Partis de nuit, dans l&#8217;espoir un tantinet utopique de gagner ainsi une demi-journée au moins sur place, nous avons débarqué au tout tout petit matin dans une Bretagne <strong>plus fraîche qu&#8217;à l&#8217;accoutumée</strong> et un appartement au béton un poil trop épais pour s&#8217;être réchauffé suffisamment&#8230; Gelée la Turtle, éreintée, après une nuit passée sans dormir une seconde, par solidarité plus que nécessité, mes deux copilotes-gentlemen m&#8217;ayant laissée en mode passager. Incapable de fermer l&#8217;œil plus d&#8217;une heure ce matin là, tant l&#8217;excitation du voyage, de l&#8217;arrivée intempestive au milieu de la nuit et l&#8217;euphorie suscitée par la perspective de ces quelques jours volés étaient fortes.</p>
<p>Retrouver alors une Bretagne baignée par cette lumière hivernale que nul été n&#8217;offre. S&#8217;émerveiller devant l&#8217;ingéniosité de cieux laissant filtrer, au travers de nuages bas, de parfaites nuances moirées, reflétées par une mer magistralement calme par morte-eau.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1330-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1330 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1330-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1530-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1530 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1530-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1510-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1510 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1510-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1535-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1535 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1535-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Vivre au rythme de journées raccourcies nous récompensant toujours de quelques heures de soleil, se balader de longues heures. Découvrir, émerveillés, une végétation aux couleurs automnales faisant rejaillir  la pierre avec force contraste, rigoler devant l&#8217;euphorie enfantine suscitée  par l&#8217;escalade de mes roches rosées préférées chez ces grands gaillards comme échoués de la ville.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1392-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1392 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1392-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1454-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1454 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1454-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1347-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1347 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1347-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1393-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1393 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1393-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1351-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1351 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1351-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1383-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1383 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1383-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1386-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1386 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1386-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p>Rentrer juste ce qu&#8217;il faut frigorifiés pour profiter davantage de flambées de  cheminées faisant exploser en quelques jours à peine la provision  paternelle&#8230; Jouer alors de longues heures devant le feu-récompense, ou remonter le cours nos vies autour de verres de l&#8217;amitié se vidant plus vite que naissait l&#8217;envie d&#8217;aller enfin trouver un peu de repos. Enchaîner des repas imaginés par une Turtle bien décidée à apprendre à ce club des 6 -à haute teneur masculine- le roulage de nems de canard confit, le triangulage de feuilles de bricks aux épinards et l&#8217;emballotage de cannelonnis de poissons cuits à la vapeur, la blanquette vanillée des Soeurs Scotto et autres tartares de saumon aux deux agrumes et coriandre fraîche&#8230;</p>
<p>Quatre jours passés aussi vite que la marée monte les jours de tempête, à profiter de chacun de  ces plaisirs simples, dans une joie de vivre communicative.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="../wp-content/uploads/2011/01/IMG_1495-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1495 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1495-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1499-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1499 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1499-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1494-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1494 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1494-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1478-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1478 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1478-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Voir déjà débarquer le jour fatidique où il est temps de rendre à contrecœur aux terres lyonnaises trois des  membres du club des 6, pour mieux à se joindre , avec les 2  renégats qui, à ma suite, avaient boudé le classicisme d&#8217;un réveillon  lyonnais, aux amis d&#8217;enfance et autres cousins, fraichement débarqués pour célébrer ce 31 décembre&#8230;</p>
<p>Nul besoin de longs discours pour vous expliquer que la nuit n&#8217;a pas été assez longue pour épuiser les vaillants bretons, de cœur ou d&#8217;adoption, tous réunis dans une maison à fleur de mer, lieu ô combien parfait pour célébrer dans une euphorie certaine la naissance de cette nouvelle année&#8230;</p>
<p><strong>31 décembre 2010 &#8230; une page se referme, une nouvelle s&#8217;ouvre.</strong></p>
<p>Danser sans voir l&#8217;heure tourner, réaliser tout à coup qu&#8217;il est plus que temps de retrouver au milieu de la nuit l&#8217;ambiance unique de l&#8217;un de ces lieux que l&#8217;on foule depuis des années, et où l&#8217;on retrouve tous ceux qui, comme nous, ont choisi l&#8217;ambiance si particulière d&#8217;un réveillon breton. Finir au petit matin, hilares de rire et de fatigue. Prendre le chemin du retour en se félicitant d&#8217;avoir pu danser sans mollir, en dépit de l&#8217;âge grandissant, durant plus de huit heures&#8230; s&#8217;effondrer à bout de forces dans son lit, pour quelques heures à peine.</p>
<p>Se réveiller en début d&#8217;après midi et tenter de se remémorer, à l&#8217;aide de bribes de souvenirs vaporeux,  la soirée de la veille, affalés dans les canapés devant une énième flambée salutaire. Se remotiver une dernière fois pour terminer l&#8217;excursion bretonne par un de ces lendemains de fête où l&#8217;on retrouve dans la grande maison les fêtards de la veille, émergeant tels les bouquets bretons en grappe de la trop  courte nuit, pour partager des spaghettis à la bolognaise-maison, avant de finir -pour ceux dont l&#8217;estomac était encore fidèlement accroché- les restes de la bûche du Réveillon apportée la veille par une certaine Turtle&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1348-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1348 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1348-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1382-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1382 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1382-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>La bûche de fin d&#8217;année, un défi incontournable pour moi, depuis près de 5 ans&#8230; Lorsque j&#8217;ai commencé à réfléchir à celle que j&#8217;allais réaliser cette année, j&#8217;étais encore dans les vapeurs de Soissons et  de  ses sablés bretons au caramel au beurre salé. De là à faire une  bûche  totalement réinterprétée à partir d&#8217;eux &#8230; il n&#8217;y avait qu&#8217;un pas  que  je n&#8217;ai finalement pas totalement franchi. Je ne sentais pas  vraiment  l&#8217;ajout de pommes dans une bûche qui, dans ma famille doit être  a  priori chocolatée, marronée, vanillée tout au plus, pour emporter la   conviction familiale. Je leur avais déjà passablement relooké le concept   du buffet salé du 24 décembre au soir et par expérience, je sais que   point trop n&#8217;en faut. Bref, sûrement l&#8217;an prochain je me lancerai dans  les fruits, mais pas cette année&#8230;</p>
<p>Jusque là, j&#8217;avais toujours réalisé des bûches à l&#8217;aide de plats à cake, comme en <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2008/01/08/bche-mousseuse-aux-deux-chocolat-coeur/">2008</a> ou en <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2007/01/05/la-bche-de-nol-ou-quand-la-turtle-aime/">2007</a>. Mais cette année, grosse innovation&#8230; j&#8217;ai opté pour la bûche roulée, alors même que le biscuit roulé me fichait une trouille d&#8217;enfer (résultat d&#8217;un traumatisme d&#8217;enfance où j&#8217;avais tenté une fois ou deux le fameux roulé à la confiture et vécu de cuisantes déconfitures&#8230;).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1398-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1398 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1398-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1417-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1417 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1417-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p>Je n&#8217;ai ainsi franchi le cap de la bûche roulée qu&#8217;en raison d&#8217;une conversation avec ma grande Potine <a href="http://popotedevero.fr">Véro</a>, m&#8217;ayant remontré sa terriblement<a href="http://www.popotedevero.fr/2010/02/buche-sur-sable-breton-creme-mousseline.html"> appétissante bûche de l&#8217;an passé</a>.  Ni une ni deux, le concept était adopté, restait plus qu&#8217;à la réadapter à mes saveurs bretonnes en piquant chez <a href="http://mercotte.fr">Mercotte</a> un insert au caramel au beurre salé, et à laisser parler mon imagination pour la confection du glaçage au caramel au beurre salé et pour l&#8217;ajout dernière minute d&#8217;un praliné feuilleté pour ajouter du croustillant au tout&#8230;</p>
<p>Oui, indéniablement, de belles inspirations qui ne pouvaient que parfaitement s&#8217;allier pour aboutir à cette rien moins que fabuleuse&#8230;</p>
<p> <strong><span style="color: #008000;">Bûche roulée mousseline vanille, cœur caramel au beurre salé sur sablé breton croustillant praliné !</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1490-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img title="IMG_1490 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1490-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1236-2-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1236-2 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1236-2-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #008000;"><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Ingrédients (pour 12 à 20 personnes&#8230; en fonction de l&#8217;appétit et/ou la gourmandise) :</strong></em></p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1232-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-Copie.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1232 [Résolution de l'écran] - Copie" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1232-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-Copie-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<p><span style="color: #008000;">Pour la pâte sablée :</span></p>
<ul>
<li>150 g de beurre,</li>
<li>100 g de sucre,</li>
<li>100 g de farine,</li>
<li>50 g de jaunes d&#8217;oeuf,</li>
<li>7 g de levure</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Pour le croustillant praliné:</span></p>
<ul>
<li>75 g de gavottes (crêpes bretonnes)</li>
<li>200  g de pralinoise ou la même quantité de praliné maison (prévoir alors 150 g de  noisettes, d&#8217;amandes et de noix + 150 g de sucre + 50 g de chocolat au  lait)</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Pour l&#8217;insert au caramel au beurre salé:</span></p>
<ul>
<li>2 jaunes d’œufs,</li>
<li>50g de sucre,</li>
<li>5cl de crème fleurette,</li>
<li>1/8 de litre  de lait frais entier,</li>
<li>Pour aromatiser: QS de fleur de sel, QS de gingembre frais (facultatif),</li>
<li>1  feuille de gélatine pour un insert comme sur les photos (i.e. plutôt  solide), 1/2 feuille pour un insert plus liquide (plus difficile à servir, mais meilleurs à mon sens).</li>
<li>20g de chocolat au lait ou noir</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Pour la crème mousseline parfumée à la vanille :</span></p>
<ul>
<li>450 gr de lait,</li>
<li>50 gr de crème liquide,</li>
<li>4 jaunes d&#8217;œufs,</li>
<li>90 gr  de sucre,</li>
<li>50 gr de beurre,</li>
<li>25 gr de maïzena,</li>
<li>25 gr de farine,</li>
<li>12 gr de  gélatine,</li>
<li>30 gr de mascarpone (facultatif)</li>
<li>2 grosses gousses de vanille <span style="text-decoration: underline;">fraîches </span>(allez de préférence dans un magasin spécialisé, type vendeur d&#8217;épices, et n&#8217;achetez pas les gousses desséchées que l&#8217;on trouve en grande surface&#8230;)</li>
<li>20 cl de crème  liquide entière</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Pour le biscuit à la cuillère :</span></p>
<ul>
<li>4 oeufs,</li>
<li>100 gr de farine,</li>
<li>100 gr de sucre</li>
<li>1 cs de rhum ou de fleur d&#8217;oranger pour aromatiser</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Pour le Glaçage au caramel au beurre salé (</span>J&#8217;avoue que j&#8217;ai reconstitué de tête les proportions de mon glaçage, car  les deux fois, je l&#8217;ai réalisé en urgence et sans prendre le temps de  peser un à un les ingrédients&#8230;)</p>
<ul>
<li>100 gr de chocolat blanc,</li>
<li>10 cl de crème liquide,</li>
<li>100 g de sucre,</li>
<li>25 g de beurre demi sel.</li>
</ul>
<p><em><strong>Marche à suivre:</strong></em></p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1238-2-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-Copie.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1238-2 [Résolution de l'écran] - Copie" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1238-2-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-Copie-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<p><span style="color: #008000;">Commencer par l&#8217;insert au caramel au beurre salé</span> (je copie-colle la méthode de Mercotte):</p>
<ul>
<li>Faire un caramel à sec avec le sucre, l’éteindre avec la crème  chaude, saler à la fleur de sel.</li>
<li>Chauffer en fouettant le lait aromatisé  et les jaunes, le verser sur le caramel et cuire jusqu’au 1<sup>er</sup> signe d’ébullition 82/84° comme pour une crème anglaise.</li>
<li>Hors du feu  ajouter la gélatine préalablement ramollie à l’eau froide et essorée.</li>
<li>Fondre au micro ondes ou au bain marie le chocolat,</li>
<li>Verser la crème au caramel en 3 fois sur le chocolat en  émulsionnant.</li>
<li>Couler dans un tube, une petite gouttière ou dans un moule à bûchette,</li>
<li>Bloquer au froid</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Préparer la Crème mousseline à la vanille (recette piquée chez Véro, elle-même inspirée par Conticini, réadaptée par mes soins) :</span></p>
<ul>
<li>Porter a ébullition le lait avec la crème liquide, ajouter les gousses de vanille fendues.</li>
<li>Dans un saladier fouetter les jaunes d&#8217;œufs et le sucre, jusqu&#8217;à blanchissement.</li>
<li>Incorporer la farine et maïzena tamisées.</li>
<li>Verser sur le mélange un peu de lait chaud, mélanger.</li>
<li>Verser le tout dans la casserole de lait vanillé.</li>
<li>Porter à ébullition, laisser cuire 2 mn tout en remuant. La crème doit devenir épaisse.</li>
<li>Hors feu ajouter, le beurre en morceaux et la gélatine préalablement humidifiée.</li>
<li>Fouetter énergiquement.</li>
<li>Laisser refroidir, puis passer au mixeur plongeur pour obtenir une texture bien lisse.</li>
<li>Enfin incorporer le mascarpone, mélanger délicatement.</li>
<li>Réserver jusqu&#8217;à refroidissement complet.</li>
<li>Ajouter alors la crème fouettée ferme mais souple, mélanger délicatement a la crème pâtissière. Réserver.</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Préparer le biscuit à la cuillère:</span></p>
<ul>
<li>Monter les blancs en neige, puis les serrer avec le sucre. Refouetter un court instant.</li>
<li>Ajouter les jaunes d&#8217;œufs délicatement, puis la farine.</li>
<li>Déposer sur une plaque garnie d&#8217;une feuille de papier sulfurisé.</li>
<li>Faire cuire a four chaud 180°C pendant 10-12 mn.</li>
<li>Dès la sortie, recouvrir le biscuit d&#8217;un torchon humide et le rouler pour lui donner la forme. Réserver.</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Roulage :</span></p>
<ul>
<li>Dérouler le biscuit. Le retourner sur une feuille de papier sulfurisé. Le biscuit va être garni dans la longueur.</li>
<li>Étaler une généreuse quantité de mousse, sans trop approcher des bords.</li>
<li>Placer au centre de cette mousse l&#8217;insert au caramel au beurre salé encore surgelé</li>
<li>Rouler  le biscuit en essayant de la serrer au maximum à l&#8217;aide du papier  sulfurisé (n&#8217;hésitez pas à utiliser du gros scotch pour faire tenir le  papier sulfurisé bien serré autour de la buche).</li>
<li>Si besoin,  rajouter de la mousse sur les côtés. Mettre au frais quelques heures, ou  bloquer au congélateur, de façon à lui faire prendre la forme</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Préparer le socle :</span></p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1234-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-Copie.jpg"></a><img title="IMG_1234 [Résolution de l'écran] - Copie" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1234-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-Copie-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></div>
<p>Pour le sablé breton: la recette est<a href="http://aturtleinakitchen.fr/2010/11/30/24-heures-au-sbc3-ou-quand-la-breizhteam-tapas-a-soissons-et-en-totale-exclu-les-sables-bretonnants-aux-pommes-confites-et-caramel-au-beurre-sale/"><strong> ici</strong></a>.  Au lieu de le faire cuire dans des cercles individuels, faites le cuire  dans un moule à tarte rectangulaire si vous en avez un, sinon, utilisez  un cercle à entremet rectangulaire.</p>
<p><span style="color: #008000;">Pour le praliné croustillant:</span></p>
<p>Si vous décidez de réaliser vous même votre praliné, rien de plus simple :</p>
<ul>
<li>Placer les noisettes, les amandes et les noix avec le sucre dans une casserole à fond épais</li>
<li>Faire  chauffer sur feu moyen, en mélangeant régulièrement, de façon à ce que  le sucre qui fond au fur et à mesure enrobe parfaitement les fruits secs</li>
<li>Lorsque  le sucre est parfaitement transformé en caramel, et qu&#8217;il enrobe les  fruits secs, verser sur une plaque couverte d&#8217;un papier sulfurisé,  jusqu&#8217;à complet refroidissement</li>
<li>Casser en gros morceaux, et placer dans un mixeur</li>
<li>Il  faut mixer jusqu&#8217;à ce que la poudre de pralin se transforme en pâte  (l&#8217;huile des fruits secs apparaît miraculeusement à ce moment là&#8230;  miracle de la cuisine!)</li>
<li>Il ne reste plus alors qu&#8217;à ajouter les 50 g de chocolat préalablement fondu au praliné, et les gavottes préalablement écrasées</li>
<li>Bien mélanger et étaler sur le sablé breton, en laissant un bord d&#8217;un demi centimètre environ non couvert.</li>
<li>Poser  la buche roulée sur ce socle, en enlevant les entames si ces dernières  ne sont pas à la bonne longueur ou peu esthétiques : si vous avez bien  calculé, cette dernière couvre le croustillant praliné&#8230; pour la petite  surprise du chef!</li>
</ul>
<p>Si vous préférez opter pour encore plus simple:</p>
<ul>
<li>Faire fondre la pralinoise à feu très doux ou au bain marie</li>
<li>Mélanger les gavottes écrasées</li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;">Glaçage :</span></p>
<ul>
<li>Préparer un caramel à sec, avec le sucre.</li>
<li>Lorsque  ce dernier commence à caraméliser joliment, casser la cuisson avec le  beurre, puis verser la crème, bien mélanger, pour obtenir une crème  homogène,</li>
<li>Hors du feu, verser hors sur le chocolat blanc en  morceaux. Bien mélanger, mixer, si nécessaire, pour obtenir une texture  parfaitement lisse.</li>
<li>Laisser refroidir à température  ambiante, et napper la buche avec le glaçage, lorsque ce dernier est  suffisamment solide pour le permettre.</li>
<li>Décorer: dans cette  version -qui est celle de Noël, étant prise par le temps, j&#8217;ai juste  recyclé les entames de ma buche trop longue, que j&#8217;ai surmonté d&#8217;un peu  de crème au caramel au beurre salé assez épaisse. En Bretagne, j&#8217;avais  réalisé des petites meringues chocolatées, disposées tout le long de la  buche. De façon générale, vous pouvez laisser libre court à votre  imagination!</li>
<li>Réserver la buche au frais,  et servir !</li>
</ul>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1229-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran.jpg"><img class="aligncenter" title="IMG_1229 [Résolution de l'écran]" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2011/01/IMG_1229-R%C3%A9solution-de-l%C3%A9cran-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<p><em><strong>Bilan des courses:</strong></em></p>
<p>Bien sûr, je sais que cette  recette risque de  ne pas être utilisée avant l&#8217;an  prochain. Néanmoins, j&#8217;ai décidé  de vous la livrer  illico, afin de ne pas  renouveler l&#8217;aventure de l&#8217;an  passé, où, ayant tardé à publier la délicieuse bûche réalisée en 2009,  j&#8217;ai tout simplement totalement oublié  de  quelle manière j&#8217;avais procédé&#8230; Et, croyez moi, celle réalisée cette année impose que j&#8217;ai bien tous mes souvenirs en tête !</p>
<p>Je ne vous cacherai pas que cette bûche demande un <strong>poil d&#8217;ingéniosité</strong> -surtout lorsqu&#8217;on est pas ou peu équipés-, un soupçon d&#8217;application et beaucoup de temps.</p>
<p>Ainsi, pour réaliser l&#8217;insert au caramel, n&#8217;ayant pas de gouttière à ma disposition&#8230; je me suis lancée, aidée par mon fidèle Mac Guyver de père dans <strong>la construction home made d&#8217;un tube</strong> <strong>à insert</strong> : nous avons découpé un tube de pvc au 1/3 de son diamètre, l&#8217;avons raccourci en longueur pour qu&#8217;il corresponde à la taille de la bûche que je désirais, puis il a réussi à coller deux morceaux de pvc sur les côtés du tube ainsi décapité, pour me permettre de l&#8217;utiliser comme réceptacle de la préparation au caramel. Juste avant de verser cette dernière, il ne me restait plus qu&#8217;à recouvrir le tout de film alimentaire, afin à la fois d&#8217;assurer sa parfaite étanchéité et de préserver la nourriture d&#8217;un contact direct avec le pvc.</p>
<p>En ce qui concerne le temps, rien n&#8217;impose (et même je le déconseille assez fortement) de tout réaliser le jour J. Prenez le temps de confectionner cette dernière non seulement la veille (ce qui lui permettra accessoirement de laisser développer les arômes), mais encore sur plusieurs jours (en suivant l&#8217;ordre présenté dans la marche à suivre), sans oublier de congeler, au fur et à mesure, les éléments.</p>
<p>Enfin, je vous dirais volontiers, pour vous pousser à surmonter ces difficultés, que le résultat vaut sans l&#8217;ombre d&#8217;une hésitation le temps consacré à la réaliser. Arrivée à la fin de copieux repas, que ce soit le soir de Noël ou celui  du Réveillon&#8230; cette bûche aux saveurs bretonnisantes a séduit unanimement son public, ce qui ne constituait pas le moindre des défis. Se révélant être, en dépit des apparences, tout à fait <strong>légère en bouche</strong> et <strong>légèrement croustillante</strong>, elle n&#8217;est pas écœurante. Rien à voir avec les traditionnelles bûches à la crème au beurre ou encore au chocolat.</p>
<p>La seconde version réalisée pour le soir du Réveillon était un poil différente de celle de Noël, car j&#8217;avais tiré les leçons d&#8217;un ensemble de petits détails qui m&#8217;avaient moins plu  lors du premier essai : j&#8217;ai réduit la proportion de sablé breton (j&#8217;avais fait initialement une fois et demi les proportions ici présentées), allégé la crème mousseline vanillé de Véro en crème fouettée, afin que le goût de vanille soit plus présent, et supprimé une grande partie de la gélatine présente dans l&#8217;insert au caramel au beurre salé, afin d&#8217;obtenir un coeur plus liquide, se rependant allègrement sur la mousse une fois la bûche découpée.</p>
<p>Toute la saveur de cette bûche tient à l&#8217;<strong>alliance entre l&#8217;extrême moelleux du biscuit cuillère</strong>, lequel, sans même être imbibé, n&#8217;est absolument pas sec et apporte profondeur à la crème mousseline vanillée, la <strong>générosité de l&#8217;insert et de la ganache au caramel au beurre salé</strong>, lesquelles donnent une note extrêmement gourmande et plus typée à l&#8217;ensemble, sans plomber l&#8217;estomac, et <strong>le contraste avec le croustillant sablé du socle</strong>, juste relevé par sa <strong>pointe de praliné</strong>&#8230;</p>
<p>Une vraie merveille de saveurs, que l&#8217;on peut réinterpréter en <strong>version épicée</strong> en ajoutant un poil de gingembre frais râpé au sablé ou au caramel, ou encore quelques graines de cardamome et un soupçon de cannelle, ou plus<strong> fruitée et acidulée</strong> en ajoutant quelques zestes de citron vert&#8230; En somme un ensemble de valeurs sûres, réinterprétables et aménageables à l&#8217;envi !</p>
<p>Je ne peux, évidemment, terminer ce billet sans vous souhaiter, puisque c&#8217;est la période, une <strong>merveilleuse année 2011</strong>. Qu&#8217;elle vous pousse hors des sentiers battus, qu&#8217;elle vous permette de ressentir cette sensation ineffable que crée l&#8217;improvisation et l&#8217;acceptation de l&#8217;évènement impromptu. En bref, qu&#8217;elle vous permette de cultiver, jour après jour, ce petit brin de folie qui rend la vie si passionnante et trépidante !</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 5029px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">31 décembre 2010 &#8230; une page se referme, une nouvelle s&#8217;ouvre.</div>
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			<wfw:commentRss>http://aturtleinakitchen.fr/2011/01/17/parce-quen-2011-on-se-lance-une-buche-bretonne-biscuit-roule-cremeux-vanille-coeur-caramel-sur-sable-breton-croustillant-praline/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>19</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand de l&#8217;amitié aux Cookies citronnés, gingembrés et amandés, il n&#8217;y a qu&#8217;un pas&#8230; ou une envie !</title>
		<link>http://aturtleinakitchen.fr/2010/12/05/de-lamitie-aux-cookies-citronnes-gingembres-amandes-et-chocolates-un-pas-ou-une-envie/</link>
		<comments>http://aturtleinakitchen.fr/2010/12/05/de-lamitie-aux-cookies-citronnes-gingembres-amandes-et-chocolates-un-pas-ou-une-envie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 18:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Autour du thé]]></category>
		<category><![CDATA[Le sucré de la Kitchen]]></category>
		<category><![CDATA[Petits propos anodins ou pas]]></category>
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		<description><![CDATA[Je suis là, installée confortablement dans mon lit encore chaud d&#8217;un de ces rêves qui m&#8217;éveillent brusquement, au petit matin, avec un sourire en coin. Encore un rêve sur l&#8217;amitié. Ils sont récurrents ces derniers temps. Il faut dire que ça cogite sec : Réveillon, organisation, planification, avec qui, où et comment? Je referme les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis là, installée confortablement dans mon lit encore chaud d&#8217;un de ces rêves qui m&#8217;éveillent brusquement, au petit matin, avec un sourire en coin. Encore un rêve sur l&#8217;amitié. Ils sont récurrents ces derniers temps. Il faut dire que ça cogite sec : Réveillon, organisation, planification, avec qui, où et comment?</p>
<p>Je referme les yeux en pensant qu&#8217;il faudrait que je me hâte, que je profite de ce réveil matinal pour affronter le froid, le monde des  magasins qui se parent de mille atours pour attirer le chaland en mal d&#8217;idées vertes et rouges, ou résoudre la délicate problématique de ma reconstruction qui s&#8217;étire en longueur, nourrissant la flemme et l&#8217;usure d&#8217;affronter la difficulté. Oui, indéniablement, j&#8217;ai de quoi faire. Pourtant, le confort ouaté de ma couette est encore un peu trop tentant là tout de suite, tout comme est forte l&#8217;envie de profiter encore quelques instants de cette douce torpeur confortable d&#8217;un dimanche matin de décembre où le froid se fait un poil trop mordant pour que j&#8217;envisage d&#8217;affronter, même sur la pointe des pieds, le carrelage de la cuisine qui me mènera jusqu&#8217;à ma cafetière-Port-Salut&#8230; Je ferme les yeux en vain. Non, je ne retrouverai pas le pays des songes, car une idée valse dans ma tête.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0062.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2894" title="IMG_0062" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0062-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0049.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2892" title="IMG_0049" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0049-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0037.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2891" title="IMG_0037" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0037-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<p>L&#8217;amitié. Certainement une des choses qui m&#8217;importent le plus, aussi loin que remontent mes souvenirs, et qui raisonne tout particulièrement en cette période de fin d&#8217;année. Autant d&#8217;amitiés que de parcours, de rencontres, et de périodes de ma vie. Ce matin, je pense à son sens, ses variétés, ses nuances, ses richesses, les  difficultés et incompréhensions qu&#8217;elle suscite parfois.</p>
<p>Et il me vient l&#8217;envie, sûrement saugrenue, mais je ne peux y résister, d&#8217;ébaucher à grands traits les  principales caractéristiques de ces amitiés qui ont jalonné ma vie, au fil du temps. Une sorte de caryotype-amical, comme ça, au débotté !</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>The best one</strong></span><strong> </strong>. Celui ou celle qu&#8217;on nomme ainsi parce qu&#8217;il (elle) partage le quotidien, fait chemin commun ou parallèle. Partage cette intimité qui rend tout évènement, ou non-évènement, sujet de conversation et, la plupart du temps, de rires. Relation exponentielle, à la limite du fusionnel, dans laquelle le moindre fait, le tout et le rien, deviennent outil de proximité. J&#8217;en ai eu quelques unes, dans ma vie. Elles se sont parfois arrêtées, la plupart du temps au gré de déménagements, de changements de rythmes de vie, de transformation de mes passions et centres d&#8217;intérêts, parfois, même si plus rarement, sur un soudain malentendu rompant le lien. En grandissant, c&#8217;est certainement celle qui s&#8217;éloigne le plus des relations que je noue. Trop envahissante pour correspondre à cette période de ma vie où je trouve mon équilibre dans une multitude de relations, tout aussi importantes les unes que les autres, et dont aucune n&#8217;est plus exclusive. Il n&#8217;empêche que le souvenir de chacune suscite ce sourire irrésistible, un poil ému aussi, et un flot  d&#8217;anecdotes partagées sur marges de cahiers d&#8217;écolier.</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>L&#8217;ami à éclipses</strong></span><strong> </strong>. Celle ou celui que l&#8217;on voit peu, trop peu, mais avec lequel (laquelle) c&#8217;est toujours comme si l&#8217;on s&#8217;était quittés la veille. La souche est tellement prise, enracinée, que nulle tempête ne la déloge. Il (elle) sera là, quoi qu&#8217;il advienne, appelé(e) en renfort dans les cas d&#8217;urgence, ou refera son apparition comme par miracle, au bon moment. Juste alors indispensable. On se promettra de ne plus autant s&#8217;éloigner, tout en sachant pertinemment qu&#8217;à nouveau, le temps d&#8217;une marée ou davantage, il (elle) re-disparaîtra, pour mieux revenir d&#8217;un nouveau voyage.</p>
<p><strong>L&#8217;ami-référent</strong>, celle ou celui avec lequel on s&#8217;exprime, réfléchit, partage une amitié intellectuelle et affective un peu à part, bien que partie de la vie. Parfois coach, souvent confident, toujours boussole. Œil extérieur qui permet de prendre du recul, d&#8217;analyser, de ne jamais perdre de vue l&#8217;essentiel.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0071.jpg"><img class="size-medium wp-image-2898     aligncenter" title="IMG_0071" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0071-300x200.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p><strong>L&#8217;ami vétéran</strong>. Celui ou celle qu&#8217;on a rencontré dans un de ces moments forts de la vie. Un voyage, un projet, son cursus, avec lequel on a affronté des sommets &#8211; réels ou psychologiques-, partagé des révisions tardives, des chapitres de thèse en Haute-Ardèche ou en<a href="http://aturtleinakitchen.fr/2008/03/04/un-cake-aux-fruits-secs-moelleux-et/"> Bretagne</a>, des<a href="http://aturtleinakitchen.fr/2008/04/07/mozza-ils-disaient/"> taxis égyptiens</a>, créé une de ces parenthèses de vie marquante qui va permettre de très vite connaître certains points forts de sa personnalité, radiothérapie de ses qualités et défauts, qu&#8217;il aurait sûrement fallu des années avant d&#8217;esquisser.</p>
<p><strong>L&#8217;ami-masculin</strong>. Certainement aussi indispensable, si ce n&#8217;est plus, que son homologue féminine. Peut être est-ce ma fratrie à majorité de gars qui me rend plus à l&#8217;aise avec eux. Plus simple &#8211; sauf rare exception &#8211; j&#8217;adore ce lien si particulier qui se tisse quand se rencontrent deux mondes de réflexion et références que (presque) tout oppose. Tellement naturels et à la fois extérieurs sont, pour moi,  leurs codes, leur ironie, cette façon un tantinet détachée et, en même temps, si pragmatique de prendre la vie, là où je m&#8217;obstine parfois &#8211; en bonne fille que je suis-, à  faire des nœuds, avec toutes les nuances que je perçois en tout. Point de malentendu ici, aucun de ces trucs de filles que je déteste et qui rendent parfois les relations entre femmes si complexes. Au pire, une attirance, qu&#8217;il faut apprendre à dépasser, le plus souvent en douceur, et avec intelligence. Une fois ce principal écueil évité, juste l&#8217;essentiel.</p>
<p><strong>L&#8217;ami-virtuel</strong>. Celui dont on sait beaucoup sans parfois l&#8217;avoir rencontré. Avec qui l&#8217;on partage une passion, ou une envie, somme toute basique,  communiquer et partager. Voilà une figure type de mes amitiés d&#8217;aujourd&#8217;hui que je n&#8217;aurais pu imaginer il y a quelques années&#8230; Elle a débarqué dans ma vie avec l&#8217;ouverture de ce blog. De nombreuses fois j&#8217;ai exprimé ici ma surprise en m&#8217;apercevant qu&#8217;une simple connexion internet pouvait abattre tant de barrières et créer tant d&#8217;affinités, que le quotidien avec son lot de codes, de barrières sociales, professionnelles, ou préoccupations quotidiennes empêchent de nouer dans la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie. Plus encore que lors des premières années, je crois que ce qui rend à mes yeux ces rencontres si précieuses, dans leur grande originalité, est  la découverte que le jour où la possibilité s&#8217;offre de mettre enfin un visage, un corps et une réalité derrière l&#8217;image virtuelle, c&#8217;est pour mieux s&#8217;apercevoir, en règle générale, qu&#8217;existent déjà tous ces ingrédients qui participent à transformer une rencontre, que rien n&#8217;aurait permis, en amitié&#8230; Oui, indéniablement un peu magique, en tout les cas hors du commun, ce fil qui se noue au travers de la page virtuelle d&#8217;un blog.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="IMG_0067" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0067-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="IMG_0066" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0066-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></p>
<p>Il y a, enfin,<strong> <span style="color: #000000;">la bande</span></strong>. Grappe d&#8217;amis que l&#8217;on ne peut dissocier tant les relations à plusieurs sont distinctes des relations que l&#8217;on noue par ailleurs avec chacun de ses membres. Une entité au sein de laquelle l&#8217;on est soi-même ni tout à fait le même, ni tout à fait différent, supposant en tous les cas d&#8217;être capable d&#8217;être en collectif, ce que certains redoutent. A vocation principalement festive, la réunion est propice à vivre des instants de vie hors normes dont je raffole. J&#8217;en compte au moins deux de très importantes à mes yeux. Très distinctes, incomparables, pour autant, chacune essentielle.</p>
<p>Je pourrais continuer l&#8217;exercice et le filer quasi à l&#8217;infini. Mais j&#8217;en vois déjà toutes les limites. Outre que la plupart de mes amis figurent dans plusieurs catégories de cette typologie amicale qui ne peut, évidemment, qu&#8217;esquisser à grands traits et de façon un poil caricatural ce qui les caractérise, elle ne peut épuiser les nuances du réel. Aussi large et variée que la palette des bleu de la mer, la gamme de mes amitiés est riche de toutes ces personnalités qui me façonnent et m&#8217;enrichissent en entrant un beau jour dans ma vie.</p>
<p>En plus de devoir à tous ceux qui m&#8217;entourent aujourd&#8217;hui de ces amitiés riches, denses, exigeantes et en mouvement perpétuel, d&#8217;avoir ce regard si particulier sur la vie qui me la rend si infiniment intéressante, je leur dois encore une certaine façon de concevoir ma cuisine. Car, ne vous y trompez pas, si je multiplie les occasions de réaliser des recettes qui ont la caractéristique d&#8217;être aussi sucrées que beurrées (au grand dam de certains&#8230; !), ce n&#8217;est pas tant que réside  là ce dont je raffole ou préfère réaliser, que parce que je ne sais rien mieux que sortir de mon escarcelle un peu de ce plaisir réconfortant qu&#8217;elles procurent à coup sûr pour témoigner à tous ceux-là qu&#8217;ils me sont importants. Et pile poil dans cette thématique des bonnes recettes sucrées et beurrées qui font irrémédiablement craquer ceux qui y goûtent, voici LA recette parfaite !</p>
<p style="text-align: center;">J&#8217;ai nommé la recette des  <span style="color: #008000;"><strong>Cookies irrésistibles Chocolat blanc, Citron Vert, Gingembre et Amandes effilées</strong>. <span style="color: #000000;">Les cookies</span></span> que je trouve juste parfaits pour aller avec les breizh&#8217;moritos !<br />
<a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0083.jpg"><img class="size-medium wp-image-2897 aligncenter" title="IMG_0083" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0083-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0060.jpg"><img class="size-medium wp-image-2893   aligncenter" title="IMG_0060" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0060-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><br />
<em><strong><br />
</strong></em></p>
<p><em><strong>Ingrédients:</strong></em></p>
<ul>
<li>120 de beurre demi-sel mou</li>
<li>220g de farine</li>
<li>1 gros œuf</li>
<li>170 g de sucre roux ou blond à défaut (si vous optez pour une recette sans chocolat, mettez <strong>200 g</strong> de sucre. Idem si vous utilisez du chocolat noir amer, comme du chocolat à 70% au lieu du blanc)</li>
<li>1/2 cuillère a café de levure chimique</li>
</ul>
<ul>
<li> 1/2  à 1 centimètre de gingembre frais râpé (variante : épices diverses et variées, poivres, coriandre fraîche, quelques feuilles de basilic, ou quelques brins de romarin)</li>
<li>Le jus et le Zeste d&#8217;1 citron vert (à défaut, 1/2 jus de citron et son zeste)</li>
<li>125 g d&#8217;amandes effilées (variante:  125 g de noix de pécan, de macadamia, de noisettes, hachées au couteau)</li>
<li>150 de chocolat blanc (variante: 125 g de chocolat au lait ou noir)</li>
<li>Autres ajouts possibles : 75 à 125 g de raisins secs, de cranberries séchées, d&#8217;abricots secs, &#8230;</li>
</ul>
<p><em><strong>Marche à suivre:</strong></em></p>
<ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_00221.jpg"><img title="IMG_0022" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_00221-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0021.jpg"><img title="IMG_0021" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0021-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></p>
<li>Préchauffer le four à 180 °C.</li>
<li>Crémer le beurre et le sucre jusqu&#8217;à ce que le sucre se soit parfaitement mêlé au beurre</li>
<li>Incorporer l&#8217;œuf et battre encore plusieurs minutes, (même technique que pour le Sablé breton: le fait de battre va apporter volume et moelleux à vos cookies)</li>
<li>Ajouter le jus de citron vert et les zestes</li>
<li>Tamiser la levure et la farine ensemble et ajouter en une fois, battre juste ce qu&#8217;il faut de temps pour que la farine se soit mêlée à la crème, sans insister pour ne pas la rendre élastique</li>
<li>Couper au couteau le chocolat blanc, en grosses pépites (ou en plus petites, selon votre préférence) et ajouter à la pâte</li>
<li>Ajouter enfin les amandes effilées, de préférence préalablement poêlées à sec pour les faire brunir (ce qui permettra à leur arôme de se révéler) ou au four</li>
<li>Former sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé des petits tas de pâte, fonction de la taille désirée des cookies, en prenant soin de les espacer suffisamment, car ils s&#8217;étaleront légèrement à la cuisson</li>
<li>Passer au four entre 8 et 10 minutes : vous devez être particulièrement vigilant sur la fin de la cuisson: les cookies finiront de cuire hors du four, il ne faut donc surtout pas les sortir quand ils ont l&#8217;air cuits, mais juste quand le centre apparaît à peine &laquo;&nbsp;saisis à cœur&nbsp;&raquo;.</li>
</ul>
<p><em><strong>Bilan des courses: </strong></em></p>
<p>Ce doit être inconscient, mais comme<a href="../2007/12/18/des-cookies-aux-ppites-de-chocolat-pour/"> je l&#8217;ai déjà fait, il y a quelques années, </a>c&#8217;est  au moment de l&#8217;Avent, que je vous reparle de Cookies. A croire que je  le fais exprès, pourtant, j&#8217;en cuisine toute l&#8217;année, ou presque. Mais la recette de base présentée aujourd&#8217;hui est un peu différente de celle d&#8217;il y a <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2007/12/18/des-cookies-aux-ppites-de-chocolat-pour/">quelques années</a>, qui comportait, entre autres, des flocons d&#8217;avoine, et donnait des cookies plus croustillants que moelleux. Celle-ci est juste pour moi l<strong>a plus simple</strong> et la plus irrésistible des recettes de cookies. Elle n&#8217;est pas de moi, comment pourrait-elle l&#8217;être? C&#8217;est un peu comme la quiche lorraine&#8230; tout le monde a sa recette qui n&#8217;est qu&#8217;une version améliorée ou un poil transformée de la recette de base que tout le monde fait et refait depuis la nuit des temps. J&#8217;ai tellement lu et réalisé de recettes aux proportions différentes que je serais bien incapable de retrouver d&#8217;où celle-ci est partie. Quoiqu&#8217;il en soit, elle a l&#8217;avantage de correspondre parfaitement à mes goûts, en faisant des cookies à peine croustillants sur les côtés et incroyablement moelleux au centre, un peu <strong>&laquo;&nbsp;cheewy&nbsp;&raquo;, </strong>à condition de bien respecter le temps de cuisson.</p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0030.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2890" title="IMG_0030" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/12/IMG_0030-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<p>Outre la consistance si particulière de ces cookies qui les rend tout bonnement parfaits, j&#8217;aime particulièrement cette version, avec l&#8217;association Citron vert/ gingembre/amandes grillées, auquel j&#8217;ai ici ajouté le chocolat blanc, étant précisé que ce dernier n&#8217;est, à mes yeux, pas indispensable. Il rend les cookies certes beaucoup plus gourmands, mais j&#8217;ai réalisé la recette de nombreuses fois sans, avec autant de succès !</p>
<p>J&#8217;ai également une affection toute particulière pour l&#8217;association de quelques <strong>cranberries</strong> au chocolat blanc, juste relevée par quelques grains de poivre séchuan. De même, quelques <strong>noisettes</strong> concassées associées à des petits morceaux d&#8217;abricots secs et d&#8217;un soupçon de basilic frais ciselé font merveille. En somme, n&#8217;hésitez pas à laisser parler votre imagination et à associer à la formule de base les équations les plus étonnantes ou attirantes qui vous passent par l&#8217;esprit, c&#8217;est ainsi qu&#8217;on fait les plus jolies découvertes !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>24 Heures au SBC#3 ou quand la breizh&#8217;team Tapas à Soissons ! Et -en totale exclu- les sablés bretonnants aux pommes confites et caramel au beurre salé</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 09:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Autour du thé]]></category>
		<category><![CDATA[Des fruits]]></category>
		<category><![CDATA[Gâteaux]]></category>
		<category><![CDATA[Le sucré de la Kitchen]]></category>
		<category><![CDATA[Spécialités régionales]]></category>
		<category><![CDATA[beurre salé]]></category>
		<category><![CDATA[caramel au beurre salé]]></category>
		<category><![CDATA[épices]]></category>
		<category><![CDATA[pomme]]></category>
		<category><![CDATA[soissons]]></category>

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		<description><![CDATA[[OK. Là, lecteur, si tu as pigé le titre, soit tu es trop trop fort, soit  tu faisais partie des 300 et quelques élus qui ont pu aller faire un tour du côté de Soissons voir si la mer y était plus bleue que par chez eux. Et là, je t'arrête tout de suite, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/les_blogueurs_vous_racontent_le_salon_du_blog_culinaire_2010.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2834" title="les_blogueurs_vous_racontent_le_salon_du_blog_culinaire_2010" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/les_blogueurs_vous_racontent_le_salon_du_blog_culinaire_2010.jpg" alt="" width="180" height="270" /></a></div>
<p>[<span style="color: #333399;">OK. Là, lecteur, si tu as pigé le titre, soit tu es trop trop fort, soit  tu faisais partie des <strong>300 et quelques élus</strong> qui ont pu aller faire un tour du <a href="http://www.salondublogculinaire.com/"><strong>côté de Soissons</strong></a> voir si la mer y était plus bleue que par chez eux. Et là, je t'arrête tout de suite, ce n'est qu'une image, car de mer, il n'y a point à Soissons. Non plus que de vase, à ce que sache, depuis qu'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vase_de_Soissons">un gros malin l'a cassé</a>. En revanche, il y a à peine plus de 8 jours, ça grouillait de bloggeurs culinaires, tous réunis pour un Salon du blog, dont c'était la 3e édition. Et parmi eux, il y avait cette bonne Turtle, rechaussant, pour l'occasion, son tablier de bloggeuse après une presque année de silence par ici (hum...hum), accompagnée heureusement d'un bloggeur bien plus assidu qu'elle et ô combien respecté pour sa maîtrise des produits de la mer, le très célèbre Patrick cdm. Et quand on met un <a href="http://estran.canalblog.com">Patrick cdm</a> et une Turtle dans une même team, ça fait une démo Tapas de la mer. Et "Breizh" en breton ça veut dire...  Bretagne. Voilà, maintenant, je te laisse poursuivre ta lecture, car tu as tout pigé!]</span></p>
<p>Même un peu plus d&#8217;une semaine après, je me sens encore comme échouée de ce week end soissonnais qu&#8217;il me faudra  encore laisser  un poil décanter pour percevoir, au delà de  l&#8217;intensité, de l&#8217;euphorie et de l&#8217;excitation qui m&#8217;accostent par surprise lorsque j&#8217;y repense, tous les arômes de ces vingt quatre heures menées tambour battant avec mon  acolyte breton préféré !</p>
<p>Il faut dire que tout a commencé, comme souvent dans ma vie, par une<strong> très belle histoire d&#8217;amitié</strong> et une  idée fumeuse de ma part, jetée un peu comme on s&#8217;ébroue (oui, une turtle peut s&#8217;ébrouer, c&#8217;est rare, mais ça arrive), en <span style="color: #99cc00;"><span style="color: #333333;"><strong>mars dernier</strong></span> </span>:</p>
<p>&laquo;&nbsp;Hey! Le breton, chiche qu&#8217;on aille se faire une petite breizh&#8217; démo à Soissons, cette année ?&nbsp;&raquo; lancé d&#8217;un air de défi mi-sérieuse, mi-provoc&#8217;, je savais que <a href="http://estran.canalblog.com">Patrick </a>s&#8217;engouffrerait.</p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1221.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2808" title="IMG_1221" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1221-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></div>
<p>L&#8217;idée a muri dans sa tête , tandis que le boulot mobilisait toute la mienne. Heureusement, il a pris les choses en main, sans même râler, gérant à merveille toutes les formalités de notre  inscription, modelant les recettes que nous aurions à réaliser, <span style="color: #008000;"><strong>Tapas de coquillage, sur la plage abandonnée.</strong>.. Une </span><span style="color: #008000;"><strong>madrague bretonne</strong></span>, dont il ne me restait plus qu&#8217;à imaginer la note sucrée. Un breizh dessert, easy, easy, j&#8217;y réfléchirai plus tard, à tête reposée.</p>
<p>J&#8217;avoue humblement que lorsque,  pendant l&#8217;été, j&#8217;ai appris que nous <strong>avions été sélectionnés</strong>, Soissons n&#8217;était toujours pas au cœur de mes préoccupations. En apprenant que cette fois les dés étaient jetés et le sort scellé, j&#8217;étais à la fois ravie et un poil  inquiète, espérant que le fameux week end ne tomberait pas trop mal avec mon calendrier qui s&#8217;annonçait chargé en cette fin d&#8217;année. Mais, pour une fois, j&#8217;ai laissé les choses se faire et arrêté d&#8217;anticiper, nous verrons bien !</p>
<p>En revanche,<span style="color: #333333;"> <strong>à quelques semaines de l&#8217;évènement</strong>,</span> ça cogitait dur. La recette sucrée s&#8217;était imposée d&#8217;elle-même, le <strong>sablé breton</strong>. Restait à trouver comment la mettre en scène pour en faire une recette un peu amusante et surtout bonne. Après avoir brainstormé un moment seule, puis avec ma grande potine <a href="http://popotedevero.fr">Véro</a>, m&#8217;aidant à en trouver les derniers détails, tout était parfaitement calé : une pâte à sablée breton irrésistible, quelques pommes confites, un caramel au beurre salé (forcément&#8230;) et un voile de crème fouettée aux épices tchai pour le bonheur des papilles.</p>
<p>Tout ça s&#8217;annonçait parfaitement bien, et à l&#8217;époque, je ne savais pas qu&#8217;il allait me falloir endosser l&#8217;habit de ce bon vieux <strong>Jack Bauer</strong> pour l&#8217;occasion. Ce n&#8217;est qu&#8217;après que j&#8217;ai eu la brillante idée de profiter de ce déplacement à Soissons pour faire d&#8217;une pierre trois coups, en calant en 72 heures à peine : un <strong>rendez vous de thèse</strong>, 24 heures à Soissons avec au milieu notre <strong>démo</strong>, et <strong>trois repas parisiens</strong> avec divers amis, même pas peur !</p>
<p>Forcément, <span style="color: #333333;"><strong>quelques jours avant</strong>,</span><strong> l&#8217;excitation était à son comble</strong>, faisant raccourcir dangereusement les nuits, et bouillonner mon cerveau, au fur et à mesure que le jour J approchait.</p>
<p><span style="color: #000000;"><em><strong>Le vendredi matin,</strong></em></span> après une nouvelle nuit sans sommeil, passée à répéter dans ma tête autant la recette de Soissons que le rendez vous avec mon directeur de thèse au lieu de dormir, me voilà en train de préparer une valise un brin surréaliste : une maryse, un kilo de fructose, les moules à sablés, sachet de levure, un tailleur pantalon, mes notes de thèse, une robe pour le dimanche soir&#8230;. pfiuu, pas facile la vie d&#8217;artiste !</p>
<p>N&#8217;oublie rien d&#8217;important, n&#8217;oublie rien d&#8217;important, me répétais-je en boucle. Une fois confortablement installée dans le train, vlan, je reçois un uppercut : l&#8217;appareil photo&#8230;! trop tard, il faudra faire sans&#8230; (un grand merci à toutes les bloggeuses qui ont bien voulu me prêter les photos de notre démo et d&#8217;avance désolée de ne pouvoir, du coup, montrer que notre atelier. Si vous souhaitez visualiser le reste du salon, n&#8217;hésitez pas à vous rendre<a href="http://www.750g.com/article.26.934.6853.htm"> ici,</a> où vous trouverez des centaines de billets sur l&#8217;évènement!)</p>
<p>A peine débarquée de mon train, je retrouve Patrick, en forme olympique, ayant déjà réalisé bon nombre des courses indispensables pour réaliser les 4 tapas salés et les sablés bretons aux pommes confites  ajoutés par mes soins à notre programme déjà bien chargé  du lendemain. Au départ un peu inquiet  à l&#8217;idée que je lui colle du sucre dans ses recettes de pieds de couteaux et autres praires, et que l&#8217;on arrive à réaliser 5 recettes en 50 minutes, mais convaincu après que je lui ai affirmé d&#8217;un air sur de moi que &laquo;&nbsp;pas de souci, ce sera fait en 2 temps 3 mouvements!&nbsp;&raquo;, Patrick a soigneusement acheté tout ce qu&#8217;il me fallait pour ma recette. Moi, je suis aux anges !</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/P1070291.jpg"><img title="P1070291" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/P1070291-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/P10702902.jpg"><img title="P1070290(2)" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/P10702902-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></div>
<p>(crédit photo: <a href="http://bombay-bruxelles.blogspot.com/">Apolina Fos</a>)</p>
<p>Après lui avoir faussé compagnie le temps de régler mes histoires de thèse, je le retrouve. Ce coup-ci nous y sommes, plus que <strong>la détente et Soissons</strong> dans ma tête!  Nous restons à Paris, pour pouvoir aller au petit matin acheter sur le marché les praires, les coquilles st Jacques, pieds de couteaux et moules pour le jour même. Toute l&#8217;adorable famille de Patrick m&#8217;accueille, autour d&#8217;une pizza géante et délicieuse et nous passons une soirée comme je les aime, pleine de rires, de discussions à bâtons rompus, et il faut se forcer pour interrompre ce moment parfait pour prendre un peu repos avant le départ du lendemain, ce que, soyons clairs, je n&#8217;arriverai pas à faire ! Trop excitée, la Turtle, trop impatiente d&#8217;y être !</p>
<p><span style="color: #99cc00;"><em><strong><span style="color: #000000;">Samedi matin.</span> </strong></em><span style="color: #333333;"><strong>8 heures</strong></span></span><span style="color: #333333;">.</span> Après une nuit à tourner dans tous les sens, et peine levée, c&#8217;est le branlebas de combat : tout peser, préparer un maximum de choses pour ne pas perdre de temps durant les 50 minutes de démonstration, penser à tous les éléments indispensables pour les 5 recettes, surtout ne rien oublier. Nous chargeons la voiture, arrêt de quelques minutes au marché, et en voiture Marcel, avec nos amis les bêtes, bien au chaud dans la glacière ! L&#8217;heure et demi qui nous sépare de Soissons passe à toute allure, on discute, on se marre, on est totalement sur la même longueur d&#8217;ondes et moi je suis sur un nuage.</p>
<p>Arrivés au Lycée hôtelier de Soissons, ça fourmille déjà dans tous les coins. Trouver un endroit où entreposer les produits frais, prendre connaissance des lieux. Nous sommes sereins, la démo étant prévue pour 16h. Il n&#8217;est qu&#8217;<span style="color: #333333;"><strong>11 heure</strong></span>, juste le temps de faire un passage dans la salle où <a href="http://www.paprikas.fr/">Nadia</a> et <a href="http://khala.over-blog.com/">Saïda</a> réalisent des petites truffes au chocolat et autres pistaches caramélisées. Je croise <a href="http://www.lapopottedemanue.com/">Manue</a> et <a href="http://www.audinette.com">Aude</a>, <a href="http://www.lescasserolesdenawal.fr/">Nawal</a>, et tant d&#8217;autres, et je n&#8217;ai qu&#8217;une envie, crier &laquo;&nbsp;pause&nbsp;&raquo;, histoire d&#8217;avoir le temps de papoter autour d&#8217;un thé (en plus ça tombe bien, on a tout ce qu&#8217;il faut pour l&#8217;agrémenter grâce aux filles qui ont bien bossé!) . Au lieu de ça, il est déjà l&#8217;heure de se retrouver dans l&#8217;immense salle du lycée où nous allons déjeuner.</p>
<p>Là, c&#8217;est juste une profusion de mets en tout genre : pensez donc, 300 bloggeurs qui amènent les spécialités de leur région&#8230; on ne risque pas de mourir de faim !  Des tables jalonnent plusieurs salles où les bloggeurs se retrouvent par affinité, connaissance, hasard. Mon hasard est bien inspiré, et je m&#8217;installe avec Patrick à une table avec <a href="http://www.cookingout.canalblog.com/">Birgit</a> que je connais déjà et que je suis ravie de recroiser, <a href="http://annikapanika.canalblog.com/">Annika</a>, <a href="http://www.panierdesaison.com/">Anne</a>, <a href="http://ondinecheznanou.blogspot.com/2010/11/suite-de-mon-gateau-realise-pour-le.html">Nanou</a>, que je découvre, <a href="http://blog.framboize.net/">Framboize</a>, que je commence à martyriser, et qui me le rend bien ! Les bloggeurs arrivent par grappes, et ça papote, et ça rigole, et ça mange, et ça parle&#8230; les gens se lèvent, se croisent, se reconnaissent, rigolent, à en avoir la tête qui tourne. On s&#8217;installe quelques minutes à une autre table pour retrouver Nawal et sa fine bande, je recroise <a href="http://www.facebook.com/pages/PAPILLES-ET-PUPILLES/6457767973">Anne de Papille &amp; Pupilles </a> et <a href="http://lecoindejoelle.com/">Joëlle aka Auntie Joe</a>, que je connais depuis longtemps, tout le monde n&#8217;est que sourire et plaisir de se retrouver. On se marre, et l&#8217;ambiance est tellement bon enfant que je n&#8217;ai aucune envie d&#8217;aller faire ma démo, je resterais bien avec les filles à faire le pitre !</p>
<p>Mais il faut y aller, car Patrick m&#8217;a a l&#8217;œil! Alors qu&#8217;il me traîne par l&#8217;oreille pour que nous allions retrouver nos affaires dans la chambre froide, nous tombons sur <a href="http://cocopassions.over-blog.com/">Cocopassion</a>, et ses amies, que je connais depuis l&#8217;époque où nous n&#8217;étions encore que quelques blogs sur la toile. On se parle encore comme si l&#8217;on s&#8217;était toujours connues, mais il faut accélérer, il est <strong><span style="color: #333333;">15h30</span></strong> et il est vraiment temps, ce coup-ci, d&#8217;aller faire les prépa&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/P1070289.jpg"><img class="aligncenter" title="P1070289" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/P1070289-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Là, le sérieux rentre en scène deux minutes. Je pare les pommes pour ma recette, aidée par un élève du Lycée qui me rend service en les coupant à la mandoline. Pendant ce temps, Patrick installe tous ses coquillages. Je sens que la fatigue accumulée dans la semaine ne m&#8217;empêchera pas de faire mon atelier &#8211; ce que je craignais un peu en me levant le matin. J&#8217;ai toujours des ressources impressionnantes quand je sais qu&#8217;il faut y aller et surtout quand je prends du plaisir, et là, autant dire qu&#8217;il y en a!</p>
<p>Je ne regarde pas une seconde l&#8217;horloge (pour être honnête, je la découvrirai après l&#8217;atelier!) et tout à coup, des gens s&#8217;installent face à nous. <strong> </strong></p>
<p><strong><span style="color: #333333;">16H.</span> Patrick ouvre le bal</strong>, me donne la parole,<strong> ça y est ce coup-ci c&#8217;est parti</strong>.</p>
<p>Trente secondes pour me mettre dans le bain, et j&#8217;y suis. Telle un poisson dans l&#8217;eau, je me marre, et nous nous renvoyons naturellement la balle avec Patrick, que je délaisse pourtant largement au profit de mes sablés qui me prennent plus de temps que prévu (<span style="text-decoration: line-through;">pas comme s&#8217;il avait eu raison, hein, pas du tout!)</span>. Je cours après une fourchette, une cuillère, je découvre que je n&#8217;ai pas la manique pour sortir les sablés du four, mais tout est drôle et léger, et rien n&#8217;est grave. Pendant que je l&#8217;aide à préparer ses pieds de couteaux, je m&#8217;aperçois que mes pommes en ont sournoisement profité pour cramer légèrement sur les bords, risques du direct, d&#8217;un four inconnu et d&#8217;une légère précipitation, pour tenir le timing. Le temps file, mais on s&#8217;en sort, en grappillant quelques précieuses minutes perdues à cause de ces légers contretemps. Nous finissons les montages au pas de course, et, enfin nous y voilà. Les gens dégustent, des étoiles dans le regard. Tout le monde est bluffé par les tapas de Patrick qui sont- parait-il, car je n&#8217;ai eu la chance d&#8217;en goûter qu&#8217;un seul !- tous délicieux. Ils passent aux sablés, là aussi, ils s&#8217;extasient. L&#8217;ambiance est tellement bonne que je voudrais, là encore, pouvoir en profiter davantage, discuter avec ces bloggeurs qui ont participé à notre atelier, mais il est à nouveau temps d&#8217;avancer, car il faut laisser la place au suivant, ranger notre matériel pour ne pas le perdre, et courir à un autre atelier, pour recroiser ceux qui sont à présent en train de passer ailleurs&#8230;.</p>
<p><span style="color: #333333;"><strong>18h.</strong></span> Enfin, l&#8217;on se pose quelques minutes. S&#8217;asseoir pour boire une bière, partagée avec ceux que l&#8217;on croise au détour d&#8217;une porte, et notamment les toujours aussi drôles et sympathiques Framboize et Annika, déboulant d&#8217;un atelier ou prêtes à rejoindre quelque activité et que nous dévions de leur route, comme l&#8217;on débauche sa bande de potes de toujours. On échange si naturellement que l&#8217;on pourrait se dire que nous sommes à une<strong> espèce de grande fête de famille</strong>, recomposée la famille, de tous horizons. Impression unique, que je ne réalise même pas, tant je suis dans l&#8217;instant et le plaisir pur de la rencontre !</p>
<p><span style="color: #333333;"><strong>20 heures. </strong></span>C&#8217;est déjà l&#8217;heure du dîner (mais qui accélère sans arrête le temps comment ça?!). Superbe dîner de gala, préparé par les étudiants du lycée Hôtelier : des buffets d&#8217;huitres, de saumon fumé, de petites moules, de salades en tous genre. Je voudrais emprunter un estomac d&#8217;occas. Je goûte à tout, non sans penser que la vie de bloggeur culinaire est quand même ultra dure !</p>
<p>Nous avons retrouvé une grande partie de la fine équipe de midi, auquel s&#8217;ajoutent, entre autres,  <a href="http://doriancuisine.com/">Dorian</a>, et <a href="http://scally.typepad.com/">Pascale</a>, que je recroise avec plaisir. Tout au long de la soirée, nous  jouons aux chaises musicales, dès que l&#8217;un ou l&#8217;autre part en quête de quelque plat, ou sort discrètement fumer, nous en profitons pour papoter avec ceux que nous n&#8217;avons pas encore eu le temps de voir ou rencontrer. <strong>Concentré de parcours, de personnalités et d&#8217;affinités</strong> qui ne laisse de me surprendre&#8230;  <strong>Pas une occasion ne se perd de faire une jolie rencontre</strong>. Même les pauses cigarettes me permettent de croiser des gens hors normes et formidables, tels la charmante <a href="http://bombay-bruxelles.blogspot.com/">Apolina</a> et son mari, aussi souriants qu&#8217;adorables et drôles.</p>
<p><span style="color: #333333;"><strong>23 h30</strong>,</span> les bloggeuses commencent à se lancer sur la piste au son des musiques irlandaises. En me levant pleine d&#8217;entrain pour participer, je sens cette fois que la fatigue va avoir raison de mon envie&#8230; Je cède à contrecœur aux sirènes de mon petit corps de Turtle totaly dead qui me disent qu&#8217;il est grand temps d&#8217;y aller et que j&#8217;en ai déjà largement profité. Arrivée à l&#8217;hôtel Campanile, juste le temps de me préparer pour la nuit et je sombre déjà&#8230;</p>
<p><em><strong>Dimanche matin.</strong></em> <em><strong> </strong></em></p>
<p><span style="color: #333333;"><strong>8h45.</strong></span> Je n&#8217;ai pas entendu le réveil. Mais avais-je seulement mis un réveil ? Je n&#8217;ai pas besoin de me regarder dans la glace pour savoir que j&#8217;ai la tête de la Turtle qui a enfin dormi 8 heures après des nuits sans sommeil. Bon. Va falloir quelques minutes pour arriver à sortir <span style="text-decoration: line-through;">ma tête de dodo</span>, au boulot!</p>
<p><strong><span style="color: #333333;">10h.</span></strong> Ok, là, faut vraiment que j&#8217;aille rejoindre Patrick qui m&#8217;attend patiemment depuis 1h15 dans la salle du petit déj de l&#8217;hôtel et en est à son 50è café! Je le retrouve enfin, il se marre en me voyant débouler, un peu penaude de l&#8217;avoir fait autant attendre ! Par ma faute, il ne nous reste plus qu&#8217;une heure pour aller voir le grand Paulo pour la photo (<span style="text-decoration: line-through;">ça tombe super bien&#8230; vu ma tête!</span>) et surtout, surtout, passer un dernier moment avec les uns et les autres, et se promettre que l&#8217;<strong>on se reverra avant la Saint-glinglin</strong>.</p>
<p><span style="color: #99cc00;"><span style="color: #333333;"><strong>11H</strong></span>.</span>.. il faut partir, un rendez-vous m&#8217;attend à Paris, et c&#8217;est avec une grande frustration que je dis au revoir à toutes celles et ceux qui ont rendu ce moment de partage si ludique et unique, et laisse ainsi tranquillement la parenthèse enchantée se refermer&#8230; pour pile un an j&#8217;espère!</p>
<p>Avant de passer à la recette sucrée réalisée pour l&#8217;occasion, voici les liens vers les fabuleuses recettes de Patrick :</p>
<ol>
<li><a href="http://estran.canalblog.com/archives/2008/03/07/8210669.html">Les pieds de couteaux  farcis échalote et persil</a></li>
<li><a href="http://estran.canalblog.com/archives/2007/08/17/index.html">Les Moules marinées au vinaigre d&#8217;hydromel et à l&#8217;aneth</a></li>
<li><a href="http://estran.canalblog.com/archives/2006/11/24/index.html">Les praires gratinées au parmesan</a></li>
<li><a href="ttp://estran.canalblog.com/archives/2007/12/14/7174611.html">Tartare de St Jacques aux pommes </a></li>
</ol>
<p><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/prai.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2860" title="prai" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/prai.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/mou.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-2859" title="mou" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/mou-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/csj.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-2858" title="csj" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/csj-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/cout.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-2857" title="cout" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/cout-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #008000;">Les Sablés au beurre salé, pommes confites, caramel au beurre salé, crème fouettée aux épices tchai</span><br />
</strong></p>
<p><strong><em>Ingrédients : (Pour 12 à 14 portions généreuses</em>)<br />
</strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Pour les sablés bretons :</span></p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/150029_1731824253960_1189115126_1952329_6399232_n.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2803" title="150029_1731824253960_1189115126_1952329_6399232_n" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/150029_1731824253960_1189115126_1952329_6399232_n-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></div>
<p>(crédit photo <a href="http://crimesetchocolats.over-blog.com/">Céline Simon</a>)</p>
<ul>
<li>310 g de farine</li>
<li>300 g de beurre demi sel à T° ambiante</li>
<li>100 g de jaunes d&#8217;œuf</li>
<li>200 g de sucre blond (ou sucre de sève de cocotier)</li>
<li>15 g de levure</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Pour la sauce au caramel au beurre salé:</span></p>
<ul>
<li>200 g de fructose (que l&#8217;on trouve dans tous les magasins bio, il est plus facile à utiliser que le sucre blond et sécurisera celles qui ont tendance à rater leur caramel) ou de sucre blond</li>
<li>10 cl de crème liquide</li>
<li>55 g de beurre salé</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Crème fouettée aux épices:</span></p>
<ul>
<li>25 cl de crème liquide entière</li>
<li>1/2 à 1 cc de mélange tchai: gingembre, cannelle, cardamome, poivre noir</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Pour les pommes confites :</span></p>
<ul>
<li>6 à 8 pommes canada grises ou pink lady</li>
<li>un peu de sucre</li>
<li>quelques jolies noix de beurre demi sel</li>
</ul>
<p><em><strong>Marche à suivre :</strong></em></p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1218.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2809" title="IMG_1218" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1218-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></div>
<p><span style="color: #0000ff;">Commencer par les pommes confites au beurre salé:</span></p>
<ul>
<li>Éplucher les pommes entières, les évider, et les couper en fines lamelles à la mandoline (ou à la main, si vous ne disposez pas de cet engin magique)</li>
<li>Les placer dans un plat, recouvert d&#8217;un papier sulfurisé ou antiadhésif, les saupoudrer de sucre ou de fructose (encore mieux) et répartir de jolies noix de beurre</li>
<li>Les mettre dans un four à 150°C durant une 40aine de minutes, en vérifiant de temps à autres qu&#8217;elles ne brûlent pas (hum hum hum)</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Pendant ce temps, préparer la pâte des sablés bretons:</span></p>
<ul>
<li>Préchauffer le four à 170 °C</li>
<li>Émulsionner à la feuille de votre robot (ou au fouet électrique ou à main à défaut- c&#8217;est bien, ça vous fait une carrure à la Stalone!) le sucre et le beurre à T° ambiante (point très important. Les bloggeurs assistant à la démo s&#8217;étant rendu compte de l&#8217;inconvénient de ne pas travailler un beurre assez mou : on galère!) durant 3 bonnes minutes, jusqu&#8217;à ce que le sucre se soit dissout dans le beurre et que ce dernier ait commencé à prendre un joli volume</li>
<li>Ajouter les jaunes, et continuer à bien émulsionner (encore 2 ou 3 minutes, voire 4, soyez généreux si vous ne battez pas à la main !)</li>
<li>Ajouter la farine et la levure préalablement tamisés, de préférence en une fois, et laisser le robot tourner jusqu&#8217;à ce que la pâte se soit juste rassemblée, sans trop la travailler, sans quoi elle va devenir élastique. Il faut donc s&#8217;arrêter dès que la farine a disparu, sans insister.</li>
<li>Poser sur une silpat ou sur une plaque du four recouverte de papier sulfurisé 12 à 14 cercles individuels (les miens étaient carrés) et les remplir à mi hauteur. Vous pouvez aussi opter pour des fonds de tartelette, des empruntes à mini-muffins en silicone ou autres, peu importe. Le tout étant que vous laissiez suffisamment d&#8217;espace pour que les sablés puissent monter à la cuisson.</li>
<li>Faire cuire 12 à 14 minutes, en fonction de la chaleur du four : les sablés doivent être à peine dorés, mais cuits au milieu.</li>
<li>Les réserver à température ambiante, en prenant soin de passer une petite lame de couteau entre les cercles et les sablés pour les aider à se décoller plus facilement ensuite</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Pendant ce temps, préparer le caramel au beurre salé:</span></p>
<div class="captionright">
<p><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1203.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2814" title="IMG_1203" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1203-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
</div>
<ul>
<li>Dans une casserole moyenne à fond épais, verser le fructose ou le sucre blond, et mettre la casserole à chauffer sur un feu moyen à fort</li>
<li>Laisser fondre le sucre ou le fructose, sans y toucher. Il va devenir comme liquide, assez rapidement, puis commencer à brunir.</li>
<li>Lorsque le fructose est devenu d&#8217;un joli brun foncé, sortir la casserole du feu et stopper la cuisson en y mettant le beurre, fouetter vivement (ça éclabousse un peu, n&#8217;ayez crainte)</li>
<li>Ajouter la crème liquide, et replacer si nécessaire quelques instants sur feu doux pour permettre à la crème de parfaitement s&#8217;incorporer au caramel, ou pour l&#8217;épaissir. En fonction de la densité que vous souhaitez pour le caramel, ajoutez plus ou moins de crème. Ici les proportions sont celles d&#8217;une sauce au caramel.</li>
<li>Réserver au frais ou à température ambiante</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Enfin, préparer la crème fouettée aux épices:</span></p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1222.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2807" title="IMG_1222" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1222-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<ul>
<li>Monter au fouet électrique ou au robot les 25 cl de crème (achetez de préférence la crème sur le marché. Vous aurez une crème entière vraiment entière, pas comme dans les supermarchés où elle est souvent à 32 % de MG contre 34 achetée sur le marché, qui montera sans l&#8217;ombre d&#8217;une difficulté, et sans avoir besoin de mettre le saladier ou les fouets au frigo pour obtenir l&#8217;effet désiré) avec la cuillère ou la 1/2 cuillère -selon les préférences- d&#8217;épices</li>
<li>La monter jusqu&#8217;à qu&#8217;elle soit à la ferme et moelleuse, en somme qu&#8217;elle fasse juste le &laquo;&nbsp;bec&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<p><span style="color: #0000ff;">Montage:</span></p>
<ul>
<li>Sur chaque assiette, disposer un sablé breton.</li>
</ul>
<p>Là, plusieurs options s&#8217;offrent à vous:</p>
<ul>
<li> soit la sauce au caramel est plus épaisse (donc avec moins de crème) et il est possible de faire une sorte d&#8217;insert au caramel au beurre salé. Pour cela, comme les sablés doivent être tièdes (si vous les préparez la veille ou quelques heures avant, il faut les repasser quelques minutes au four, pour les réchauffer), il suffit de les creuser un petit peu en appuyant votre pouce au centre pour former une cavité). Ensuite, disposer les pommes, de façon à former une jolie rosace ou autres, selon votre inspiration artistique (et soyons clairs, ce n&#8217;est pas ce qui me caractérise le plus !!)</li>
<li>soit la sauce au caramel est fluide : commencer par disposer vos pommes confites sur chaque sablé, en forme de rosace ou autres,  puis napper d&#8217;une jolie cuillère à soupe de sauce au caramel  (vous pouvez même faire de jolis dessins sur l&#8217;assiette!)</li>
<li>Enfin, finir en formant une jolie quenelle de crème fouettée aux épices, disposer sur les pommes encore tièdes, et servir immédiatement!</li>
</ul>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1216.jpg"><img title="IMG_1216" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/11/IMG_1216.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></div>
<p><em><strong>Bilan des courses:</strong></em></p>
<p>Cette recette est absolument sublime, en dépit de son apparente simplicité. Certainement une des meilleures réalisées au cours de la dernière année. Je le dis d&#8217;autant plus aisément qu&#8217;après avoir emporté un vif succès lors de la démo de Soissons elle a entièrement subjugué les membres de la Turtle&#8217;s family dimanche dernier (jury intraitable avec votre Turtle préférée), car j&#8217;avais re-signé pour une grande occasion, les 60 ans de Turtle&#8217;s mum. Bien que servi, ce dimanche, à l&#8217;issu d&#8217;un copieux repas, il a été  littéralement dévoré, y compris par mes belles sœurs préférées à  l&#8217;appétit d&#8217;oiseau, fait suffisamment rare pour être souligné ! Tous n&#8217;ont eu du cesse de me répéter que c&#8217;était à la fois <strong>à tomber</strong> et extrêmement <strong>fin</strong> : vivent les épices et la bonne qualité des produits, aussi primordiale que le respect de la recette ! D&#8217;ailleurs, je ne saurais trop insister sur le fait que toutes les étapes de la réalisation du sablé breton sont essentielles pour obtenir <strong>THE sablé irrésistible</strong>, l&#8217;absolu anti-étouffe chrétien!.</p>
<p>Et oui, car il faut bien comprendre, cher lecteur, qu&#8217;en dépit de la grande quantité de beurre, ce sablé breton est <strong>absolument aérien</strong>, si bien qu&#8217;il ne laisse absolument aucune impression d&#8217;écœurement et fond en bouche tel <strong>un nuage</strong>. Irrésistible, donc, il a en outre le bon goût de ne pas débarquer seul ; et autant dire que son association avec le côté légèrement <strong>acidulé des pommes</strong> <strong>confites</strong> , l&#8217;<strong>onctuosité fraîche</strong> de la crème fouettée aux épices tchai, non sucrée ici, car associée à la <strong>gourmandise ultime du caramel au beurre salé</strong>, crée une palpitation des papilles qui vient à bout de toute velléité de s&#8217;arrêter en cours de dégustation pour sauvegarder son tour de taille.</p>
<p>En somme, une de ces recettes <strong>&nbsp;&raquo; t&#8217;y touches, t&#8217;es cuit !&nbsp;&raquo; </strong>A toi de voir !</p>
<p>Je ne peux bien sûr terminer ce billet sans remercier tous les organisateurs de ce magnifique moment: <a href="http://www.750g.com/">Chef Damien et Chef Christophe, 750 grammes</a>,  les élèves du lycée hôtelier qui nous ont accueillis et sustentés, les bloggeurs qui sont venus assister à notre atelier et avec qui ce fût un grand moment de partage et de plaisir réciproque, et  surtout et encore Patrick, sans qui cette breizh démo n&#8217;aurait  certainement pas vu le jour!</p>
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		</item>
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		<title>De mer, d&#8217;embruns et de Côte de boeuf grillée</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 15:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Petits propos anodins ou pas]]></category>
		<category><![CDATA[Viandes et volailles]]></category>
		<category><![CDATA[Côte de boeuf]]></category>

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		<description><![CDATA[Le temps file&#8230; Nous avons déjà décalé nos montres d&#8217;une heure, histoire, l&#8217;air de rien, de rattraper brusquement le rythme d&#8217;une nature qui, pour sa part, a tranquillement et inébranlablement commencé son retour à l&#8217;hiver, dès le mois d&#8217;août, lorsque nous en étions toujours à nous dorer la pilule, nous félicitant intérieurement d&#8217;être tellement en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps file&#8230;</p>
<p>Nous avons déjà <strong>décalé nos montres d&#8217;une heure</strong>, histoire, l&#8217;air de rien, de rattraper brusquement le rythme d&#8217;une nature qui, pour sa part, a tranquillement et inébranlablement commencé son retour à l&#8217;hiver, dès le mois d&#8217;août, lorsque nous en étions toujours à nous dorer la pilule, nous félicitant intérieurement d&#8217;être tellement en phase avec elle.</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Dans moins de 15 jours,</strong></span> je serai déjà en train de faire l&#8217;andouille avec mon <a href="http://www.estran.canalblog.com">meilleur pote de blog</a> à <a href="http://www.salondublogculinaire.com/planning-des-d%C3%A9monstrations-edition-2010.html">Soissons-Land</a>* au milieu de toutes les &laquo;&nbsp;ceupines&nbsp;&raquo; bloggeuses, dont certaines vont croiser ma route pour la première fois.</p>
<p>Malgré le froid qui s&#8217;installe et le fait qu&#8217;il me semble que c&#8217;était déjà il y a mille ans&#8230; je n&#8217;ai qu&#8217;une envie, prendre enfin le temps de rouvrir ce blog qui s&#8217;endort sur ce qui a constitué, comme chaque année, une parenthèse enchantée. Peut-être la meilleure, depuis l&#8217;enfance.</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0944.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2714" title="img_0944" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0944-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0946.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2715" title="img_0946" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0946-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0952.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2716" title="img_0952" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0952-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<p>Il s&#8217;en faudrait de beaucoup pour que je puisse, en quelques mots, vous expliquer tout ce qui a fait que cet été je vois rejaillir à l&#8217;improviste des sensations aussi intenses que celles vécues à cet âge là. Peut être seulement le fait que, comme alors, j&#8217;ai eu parfois l&#8217;impression que la vie était si pleine que ces deux mois d&#8217;été m&#8217;ont semblé durer une éternité et que le retour de septembre a eut un goût de totale nouveauté. Ou le fait que j&#8217;ai, par instant, réussi à me laisser porter comme si la vie avait été toujours faite de journées plage, de châteaux éphémères, ou d&#8217;achat de crèmes solaires&#8230;</p>
<p>Pourtant, s&#8217;il y avait ce halo d&#8217;hors-temps et d&#8217;insouciance, bien sûr, mon regard  et mes préoccupations étaient bien différentes et le contexte tout  autre. Reprenons un peu le fil de l&#8217;histoire&#8230;</p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1084.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2723" title="img_1084" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1084-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<p><em><strong>Prologue</strong>. Début juillet. Après des mois de travail acharné, la Turtle est au comble de la fatigue et mène un combat au sommet avec l&#8217;Obsession d&#8217;en finir qui lui répète en boucle que les jours s&#8217;égrainent trop vite, et qu&#8217;il faut accélérer. Malgré cela, l&#8217;Acharnement le dispute à l&#8217;Inefficacité. Il faut dire que l&#8217;Énergie et l&#8217;Envie ont pour leur part , et depuis de longues semaines,  hissé le drapeau blanc et abdiqué face au Devoir qui enchaîne et à la Volonté qui ont maté sans grande difficulté la Raison. Cette dernière, tente vainement de motiver des troupes pour imposer une coupure  devenue plus vitale et incontournable que la Turtle s&#8217;acharne à l&#8217;éluder. Soudain, Happening! La turtle bien éreintée suit enfin le bon Sens d&#8217;un ami, l&#8217;extirpant d&#8217;heures de travail  harassées  de chaleur où son cerveau ne sait même plus comment s&#8217;arrêter la nuit, et décide d&#8217;un coup d&#8217;un seul, et en 24 heures s&#8217;il vous plaît, de partir tâter un peu ses racines. 10 jours. 10 petits jours, pas un de plus, juste histoire de recharger  les batteries et retrouver l&#8217;Énergie enfuie, s&#8217;est-elle  promis.</em></p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1134.jpg"></a></div>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-2726" title="img_1134" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1134-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>9 juillet 2010</em></span><strong><em><span style="color: #ff0000;">:</span> </em></strong>Commencer par ces neuf heures d&#8217;autoroute me rapprochant comme au ralentis de <strong>mes embruns, de ce ciel que chaque heure transforme, de ces marées qui ponctuent mes journées salées</strong>. Je colle machinalement sur la vitre une tête  lourde d&#8217;avoir une nouvelle fois à affronter l&#8217;éternelle &laquo;&nbsp;Alors, cette  thèse? terminée?&nbsp;&raquo; de gens qui ne se souviennent presque plus qu&#8217;ils  m&#8217;ont un jour croisée sans cette dernière, et de tout ceux qui ne m&#8217;ont  connue qu&#8217;avec elle. En regardant les arbres défiler,  je me demande comment, au juste, leur faire comprendre que chaque année est une  bataille contre vents et marées. Que nul été n&#8217;est tout à fait comme le  précédent, et que chaque instant passé à leur côté est une victoire  contre la culpabilité qui s&#8217;acharne à me répéter que je n&#8217;en ai pas le  droit. Je ferme les yeux sans avoir trouvé de réponse, et me laisse  bercer par les kilomètres, en luttant pour ne plus y penser.</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1000.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2718" title="img_1000" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1000-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1016.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2733" title="img_1016" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1016-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></div>
<p><strong>De ces premiers jours de vacances</strong> je me souviens d&#8217;abord des <strong>réveils au petit matin</strong> où la thèse, refusant d&#8217;être rencardée si vite d&#8217;un lieu où elle a été reine de longs mois, revient cogner, m&#8217;éveillant en sursaut et déboussolée. De ces longues minutes pour me calmer et réaliser que le bruit des vagues signe mon droit au répit, à défaut de repos. <strong> </strong></p>
<p><strong>Des premières journées</strong>, en tête à tête avec mon breton de père qui lui aussi, retrouve ses marques, tandis que l&#8217;on défait l&#8217;un et l&#8217;autre les amarres de l&#8217;hiver. Retrouver, un à un, les gestes que l&#8217;on avait presqu&#8217;oubliés. Gréer le cormoran, courir sur la plage pour prendre à nouveau soin d&#8217;un corps malmené, filer sur les marchés faire le plein de nourriture iodée, enchaîner les longues sorties en mer, dès que le temps nous en octroie la possibilité, se réjouir des retrouvailles avec tous ceux qui, par petites grappes, reviennent peupler mon univers si vide d&#8217;eux.</p>
<p>De la rituelle <strong>pêche </strong><strong>de </strong><strong>nuit</strong>, aussi, déboulant -hasard du calendrier des marées- un soir  proche de l&#8217;arrivée, où je suis encore à ce point épuisée que je tombe,  une heure avant le départ, dans un sommeil profond et réparateur. <strong>Erreur de débutante</strong>. Il en aurait fallu évidemment bien plus pour que mon tortionnaire de père, bien décidé à ne pas me laisser  filer entre les mailles de l&#8217;haveneau, renonce à m&#8217;extirper, mort de rire, de la chaleur de mon lit. Je revois ces longues minutes à tenter de m&#8217;arnacher d&#8217;une combinaison, de pulls  et de chaussons dans lesquels j&#8217;entre, non sans efforts surhumains,  encore déboussolée et persuadée qu&#8217;au fond, je dois probablement  naviguer quelque part dans les bras de Morphée pour me préparer à  affronter la traversée en mer jusqu&#8217;à l&#8217;île, où m&#8217;attendent les petites  criques aux algues tentaculaires et ô combien glissantes à marée basse,  et surtout l&#8217;<strong>eau à 13 degrés</strong>&#8230;</p>
<p>De mes fou-rires de fatigue et euphorie  mêlées lorsque, rescapée du crachin, de trois longues heures à lever un  haveneau aussi lourd et démesuré qu&#8217;à mes 12 ans, je croise de soudains  trous d&#8217;eau qui arrêtent brusquement mon avancée dans une mer d&#8217;encre dans  laquelle je m&#8217;escrime, à tâtons, à suivre mon breton de père, le panier  en équilibre précaire au dessus de la tête pour ne pas perdre la  précieuse pêche. En ressortir baignée jusqu&#8217;aux aisselles, grelotante et hilare, pour  enfin retrouver le canot qui nous ramène sur la terre promise d&#8217;une  douche chaude. Et de m&#8217;endormir, la sensation du devoir accompli, et pas peu fière, face au verdict : 800  grammes pêchées de mes petites mains congelées, <strong>comme dans un rêve je vous dis..</strong>..</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1085.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2724" title="img_1085" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1085-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Redécouvrir cette joie émue d&#8217;ouvrir les yeux au bruit des vagues se cassant sur les galets, de contempler de longues minutes, un sourire en coin, et assise dans un lit encore chaud, un enfant parti  conquérir la mer géante  au petit matin, la démarche d&#8217;un crabe de traîner à bouts de bras une  pelle immense. Rien de bien nouveau, au fond, mais toujours ce  même  émerveillement en sentant la vie refaire surface dans un grand  bruit de  vague, un an après.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>19 juillet 2010:</em></span> 10 journées passées en un clin d&#8217;œil. Et l&#8217;évidence que je ne peux  repartir&#8230;. Comment le pourrais-je, alors que j&#8217;ai, en thésarde coupable, embarqué avec moi cette fichue thèse, juste au cas où&#8230;?</p>
<p>Forcément je suis restée&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0941.jpg"><img class="size-medium wp-image-2713 aligncenter" title="img_0941" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0941-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p><em><span style="color: #ff0000;">1er août 2010</span></em>: Je prends l&#8217;habitude de me lever chaque matin, à pas de loup, pour ne pas réveiller <strong>une maison dorénavant remplie</strong>, pour petit déjeuner en tête à tête avec une immensité d&#8217;eau salée, parfois travaillée par la houle, parfois si lisse et calme qu&#8217;elle se fond dans l&#8217;horizon d&#8217;un ciel bleu marine, parfois presque totalement dissimulée dans un halo de brume semblant prêt à me happer de ses volutes. Chaque matin, je bois mon café noir, les yeux s&#8217;éveillant à la vie en se baignant dans cette mer sublime qui me conte des histoires de marins partis affronter leur destin sur des chalutiers bravant des mers déchaînées.</p>
<p>Même en la vivant ainsi comme à distance, et sans plus pouvoir cavaler sur elle à grands coups de risées maîtrisées, je savoure chaque instant et ressent qu&#8217;une à une, mes cellules se rechargent de cette énergie vitale s&#8217;échappant du granit rose, du vent s&#8217;engouffrant dans les voiles, du cri des mouettes riant de ma fatigue envolée.</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1117-resolution-de-lecran.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2732" title="img_1117-resolution-de-lecran" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1117-resolution-de-lecran-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1109.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2725" title="img_1109" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1109-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></div>
<p>J&#8217;accepte, sans difficulté, de passer de longues journées  enfermées, en dépit du beau temps qui vient parfois me narguer et des propositions de pique-nique sur  une île de sable fin, pour mieux profiter de quelques heures volées à  naviguer.</p>
<p>Je compte parfois les heures avant que la grande table  de chêne aux miettes qui se calent dans les rainures se remplisse de  verres  et d&#8217;assiettes que l&#8217;on vide, l&#8217;œil pétillant de bonheur, dans de  grands  éclats de rires, avec mon <em>club des mouettes </em>préféré.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>20 août 2010:</em></span> La maison est vide, à nouveau. Plus de pas et rires tapageurs pour me distraire dans mes journées de  travail&#8230; Restent les amis de toujours qui, à l&#8217;instar d&#8217;une certaine Turtle, ne laisseraient pour rien au monde passer un été sans vivre quelques instants privilégiés dans leur Pink Stones. Mes journées ne se terminent plus sans un dîner partagé chez l&#8217;un ou l&#8217;autre, succession de moments privilégiés où le temps file plus vite que jamais.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><em>1er septembre 2010:</em></span> L&#8217;air de rien, <strong>la fin de l&#8217;été</strong> est arrivée&#8230; Sous un soleil radieux, et face à une plage tout à coup désertée, mon père rentre les bateaux, pendant que je profite des derniers instants de soleil en travaillant sur la terrasse&#8230; Oui, il est temps de rentrer.</p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1153.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2731" title="img_1153" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1153-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0975.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2717" title="img_0975" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_0975-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1130.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2719" title="img_1130" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1130-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<p><strong>De cet été il me reste</strong> le sentiment confus d&#8217;avoir volé des instants de vie aussi intenses, uniques et fugaces que le soleil que l&#8217;on surprend, s&#8217;élevant, au tout petit matin, sur des rochers orangés de lumière. De ceux dont on se dit, en se les remémorant dans la touffeur lyonnaise d&#8217;un mois de septembre ou la froideur naissante d&#8217;un mois de novembre qu&#8217;on les a peut être rêvés, s&#8217;il n&#8217;était cette sensation tenace qu&#8217;ils ont reconstruit une à une les armes de mes combats présents.</p>
<p>Celui aussi d&#8217;avoir réussi à les partager d&#8217;une manière toute différente avec des êtres qui me sont particulièrement chers et qui, au delà du fait qu&#8217;ils ont -souvent!- la qualité primordiale d&#8217;être breton, sont avant tout des compagnons de route sans pareil. D&#8217;avoir, enfin, entraîné mon père dans cet univers fait de rires et de pots partagés <strong>sur fond de côte de bœuf</strong> qui crépite sur les braises d&#8217;un feu de bois dont on recherche la proximité dans ces soirées bretonnes où l&#8217;humidité et la fraîcheur se fraient un chemin jusqu&#8217;à l&#8217;os, en dépit des pulls bretons à la maille qui pique les bras, et dont je raffole autant aujourd&#8217;hui que je les honnissais dans l&#8217;enfance (<em>&laquo;&nbsp;Oh non! Pas le pull qui pique, maman, s&#8217;il te plaît&#8230;</em>&laquo;&nbsp;)</p>
<p>J&#8217;aurais pu poursuivre, encore et encore, jusqu&#8217;à atteindre une sensation de rassasiement dont je doute, cela dit, de ressentir un jour, la plénitude. Mais il me fallait rentrer, reconquérir ce quotidien que j&#8217;avais fui sur un grand écœurement épuisé, début juillet. Et parcourir les derniers pas de ce long, long voyage.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1133.jpg"><img class="size-medium wp-image-2721 aligncenter" title="img_1133" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1133-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>En souvenir de ces fabuleux moments de partage autour de l&#8217;<strong>indétrônable côte de bœuf très tendance lors de cet été 2010</strong>, je vous livre aujourd&#8217;hui une recette, dégottée dans un livre tombé par hasard entre mes mains sur une aire d&#8217;autoroute, perdu entre quantité de livres sans aucun intérêt, et bradé à 4,5 euros (budget raisonnable, même pour une thésarde en fin de droits au chômage <img src='http://aturtleinakitchen.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> ).</p>
<p>Un livre, donc, écrit par <strong>Bruno Verjus</strong>, (dont j&#8217;avoue, je n&#8217;avais jamais entendu parlé) intitulé <span style="text-decoration: underline;"><strong>Tous en cuisine</strong></span>, édité en 2005. A l&#8217;intérieur, une mine de petites recettes sympathiques concoctées par quelques chefs, d&#8217;Alain Passard en passant par Joël Thiebault et Pierre Hermé. Je l&#8217;ai dévoré, la curiosité gourmande chassant le vagalame d&#8217;avoir quitté mon pays, sur cette autoroute qui me ramenait vers mon univers lyonnais.</p>
<p>Forcément, la recette n&#8217;a pu que me parler, intitulée <span style="color: #008000;"><strong>&laquo;&nbsp;Côte de bœuf comme on l&#8217;aime&nbsp;&raquo;.</strong>..</span> De là à dire que j&#8217;y ai vu un signe &#8230; En voici les principaux extraits:</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1138.jpg"><img class="size-medium wp-image-2730 aligncenter" title="img_1138" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1138-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p><strong>Ingrédients :</strong></p>
<ul>
<li>1 belle côte de bœuf de 1,5  à 2 kg (je précise que je ne prends jamais à moins. L&#8217;épaisseur est primordiale et va souvent de pair avec le poids. Si vous optez pour plus petit, vous risquez de vous retrouver avec une côte aussi plate qu&#8217;une entrecôte, généralement moins persillée que cette dernière, ce qui la rendra moins généreuse. Définitivement, ce serait un mauvais choix. D&#8217;ailleurs, une fois cuite, vous pouvez très bien la réserver pour le lendemain, si c&#8217;est trop pour le jour même. à savourer alors froid, juste avec un poil de moutarde ou de béarnaise, pour les amateurs, c&#8217;est juste à se damner!)</li>
<li>Gros sel, poivre noir fraîchement concassé et herbes de Provence ou autre</li>
<li>matériel: une plaque de four, une grande poêle, film alimentaire et un couteau bien effilé</li>
<li>en accompagnement, des charlottes de l&#8217;ile de Batz, vitelottes, ou autres petites rates beurrées à souhait&#8230;</li>
</ul>
<p><strong>Marche à suivre:</strong></p>
<ul>
<li>Le choix de la viande est essentiel, cela va sans dire. J&#8217;avoue que dans mon pays, je m&#8217;achalande généralement soit chez mon boucher, soit chez Inter&#8230; qui a beau être une grande surface, a une très bonne filière viande. En rentrant chez vous, ne mettez surtout pas la viande au réfrigérateur, si vous la mangez dans la journée. Si vous l&#8217;achetez pour le lendemain, ou le jour d&#8217;après, n&#8217;oubliez pas de la sortir au moins 4 heures avant la cuisson.</li>
<li>Alors, commençons maintenant avec elle : le procédé  consiste à cuire en deux étapes la côte de bœuf. Pour cela, disposer une grande poêle sur le feu et pigmenter d&#8217;un peu de sel gris. Allumer le four à 220°C.</li>
<li>Lorsque le sel crépite dans la poêle, installer la côte à la main (point essentiel qui évite de piquer la chair et de perdre ainsi le précieux jus)</li>
<li>L&#8217;objectif de la cuisson à la poêle est de &laquo;&nbsp;fermer&nbsp;&raquo; la viande. Il faut donc retourner la viande souvent (2 à 3 fois par minute ) jusqu&#8217;à l&#8217;obtention d&#8217;un beau grillé croustillant (compter 7 à 8 minutes pour cela), sur une poêle à 150 °C.</li>
<li>Ensuite, enfourner la côte sur la plaque du four, saupoudrer des herbes de Provence et de sel noir concassé, et l&#8217;arroser du gras contenu dans la poêle, cuire au four 5 minutes de chaque côté, en prenant toujours bien garde à ne pas la piquer dans les chairs. Éteindre le four et laisser reposer 20 minutes (ou un poil moins&#8230; si vous ne résistez plus!) four ouvert.</li>
<li>Couper de belles tranches, dans la largeur, en revenant près de l&#8217;os, et servir immédiatement, de préférence avec de belles charlottes de l&#8217;Ile de Batz, à défaut, quelques vitelottes ou rates, rôties lentement au beurre et au gros sel dans un four à faible température.</li>
</ul>
<p><strong>Bilan des courses :</strong></p>
<p>Bien sûr, rien, jamais, n&#8217;égalera à mes yeux une côte , juste grillée quelques longues minutes sur un feu  de bois breton, partagée sur une table de bois entre potes ; ni celles cuites par mon Breton de père sur une plancha dans notre grand appartement face à la mer&#8230; question de contexte, sûrement.</p>
<p>Il n&#8217;empêche&#8230; que voilà <strong>une très bonne recette de substitution</strong>. Réalisée par mon Père, le soir de notre arrivée, pour me  consoler, elle a su faire naître chez nous de grands sourires satisfaits, et c&#8217;est certainement en  dégustant  celle que nous avons appelé &laquo;&nbsp;La côte du retour&nbsp;&raquo; que nous avons réalisé que n&#8217;avions finalement pas tout  perdu en  revenant!</p>
<p>La méthode de cuisson préserve à merveille la saveur de la viande, qui est grillée à l&#8217;extérieur et absolument fondante à l&#8217;intérieur, juste suffisamment chaude, mais encore parfaitement saignante. Certes, d&#8217;aucuns pourront regretter ce petit goût fumé que seul un feu, surtout s&#8217;il est fait de pignes de pin ou de sarments de vigne, procure. Néanmoins, elle a l&#8217;avantage de permettre de se délecter non sans un plaisir extrême d&#8217;un plat que pour ma part j&#8217;avais presqu&#8217;oublié, et qui est pourtant si savoureux dans sa grande simplicité !</p>
<p>*<span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Je ne terminerai pas ce billet, écrit sur la pointe des pieds -tant j&#8217;ai l&#8217;impression de ne plus savoir écrire autre chose que du droit-, </span><strong>sans vous prévenir que j&#8217;ai l&#8217;immense plaisir de participer au Salon des blogs culinaires de Soissons, qui se tiendra les 20 et 21 novembre. J&#8217;y serai accompagnée d&#8217;un Breton qu&#8217;il n&#8217;est plus besoin de présenter, tant tout le monde dans cette &laquo;&nbsp;blogosphère&nbsp;&raquo; dont je fais à présent à peine partie, le connait. Avec <a href="http://estran.canalblog.com">Patrick,</a> donc, j&#8217;aurai le plaisir de cuisiner sur un thème qui nous est cher, s&#8217;il en est&#8230; alors à tous ceux qui pourront s&#8217;y joindre je vous dis rendez vous là bas!</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1037.jpg"><img class="size-medium wp-image-2722 aligncenter" title="img_1037" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/09/img_1037-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
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		</item>
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		<title>OMG*&#8230; Trois mois d&#8217;absence! et un plat Vintage</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 07:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ainsi va la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Le salé de la Kitchen]]></category>
		<category><![CDATA[Légumes]]></category>
		<category><![CDATA[Petits propos anodins ou pas]]></category>
		<category><![CDATA[Viandes et volailles]]></category>
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		<description><![CDATA[[*OMG soit Oh my God! Oui, moi aussi je sais parler djeun's] C&#8217;est drôle cette manière que j&#8217;ai, en rouvrant enfin la porte de ce blog qui commence sérieusement à grincer, à force d&#8217;être inutilisée, de me sentir coupable. De vouloir m&#8217;excuser auprès des rares personnes qui, peut-être encore, malgré ces mois de silence, viennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>[*OMG soit Oh my God! Oui, moi aussi je sais parler djeun's] </em></p>
<p>C&#8217;est drôle cette manière que j&#8217;ai, en rouvrant enfin la porte de ce blog qui commence sérieusement à grincer, à force d&#8217;être inutilisée, <strong>de me sentir coupable</strong>. De vouloir m&#8217;excuser auprès des rares personnes qui, peut-être encore, malgré ces mois de silence, viennent de temps à autres voir si la petite lumière se rallume, s&#8217;il y a quelqu&#8217;un d&#8217;autre que des abonnés absents dans ce coin là. Oh que oui ! Juste que me voici bâillonnée par cette chose qui, apparue depuis près de 7 ans dans ma vie, est en train de vivre ses dernières heures (jours, mois au pire !)&#8230;</p>
<p>J&#8217;ai nommé la<strong> thèse</strong>!  Et oui, depuis le temps que je la mentionne, l&#8217;évoque, la sous-entend ou en parle clairement ici, il n&#8217;aura échappé à personne que cette dernière joue légèrement les prolongations. Pire que des tirs au but cette histoire : jusqu&#8217;au bout, je tiens mon public en haleine : <strong>va-t-elle, va-t-elle pas la finir? </strong></p>
<p>A vrai dire, les quelques mois écoulés, depuis mon dernier passage ici, ont été plutôt rudes. Plein de saveurs aussi, car j&#8217;ai réussi à aboutir enfin une partie qui me résistait depuis longtemps et m&#8217;obnubilait , au point que, je l&#8217;avoue humblement, l&#8217;envie de passer derrière les fourneaux avait quelque peu disparue. Et on murmure même que je suis devenue, depuis lors, adepte des pizzas, achetées en bas de chez moi, et partagées sur un coin de table avec ma fidèle bande d&#8217;amis, plus que jamais essentielle pour me faire tenir bon durant cet hiver aussi rigoureux que mon travail était âpre. Oui, cette bande de coquins forçait la Turtle à ponctuellement sortir la tête de l&#8217;océan de mots dans lequel elle baigne (voire se noie, selon les périodes) depuis ce jour, où, <strong>il y a 14 mois environ, </strong>elle a entrepris de <strong>tout reconstruire.</strong></p>
<p>Allez, venez un peu que je vous raconte, car -sans vouloir me vanter-, je crois bien avoir tout fait pour que même les plus solides des bretons en perdent leur catalan!</p>
<p>Alors, essayez un peu d&#8217;imaginer ce que représente le fait de réaliser, arrivée à la page<strong> 750 de la fameuse thèse</strong>, après <strong>5 années</strong> de bons et loyaux services à bûcher sur elle, que l&#8217;on a suivi une idée qui s&#8217;avère ne pas être la bonne. Reste plus alors qu&#8217;à affronter le choix impossible face auquel on se trouve placé : finir en l&#8217;état une thèse en laquelle on ne croit plus ou prendre son courage, à deux, voire 4 ou 6 mains, tant on sait qu&#8217;il va nous falloir de cran, de temps, de volonté et de foi, pour tout réenvisager autour d&#8217;une seconde idée, arrivée un poil à la bourre, mais tellement meilleure que la première&#8230;</p>
<p>Ce &laquo;&nbsp;Happening&nbsp;&raquo; digne des meilleurs thrillers s&#8217;est produit à l&#8217;automne 2007, et autant vous dire que je me suis alors octroyé deux bons mois de réflexion pour prendre l&#8217;une ou l&#8217;autre option. Après un séjour éclair à <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2008/12/21/london-baby-londonpart-1-vous-prendez-bien-un-crunchy-peanut-butter-shortbread-my-dear/">Londres</a> et un Réveillon Breton m&#8217;ayant lavés de leur air iodé, j&#8217;avais tranché : tout reprendre à zéro !</p>
<p>Vaste projet, qu&#8217;il fallait formuler sans trop y réfléchir, car pour être tout à fait honnête, j&#8217;étais un poil  vacillante en l&#8217;initiant. La tempête de la peur n&#8217;était pas loin, et, quand, après 6 premiers mois de réécriture, vinrent des semaines de doutes, il n&#8217;en fallait pas plus pour me convaincre qu&#8217;il était temps, cette fois, d&#8217;arrêter. J&#8217;en étais arrivée à un point de saturation tel qu&#8217;abandonner, pour de bon cette fois, cette maudite thèse qui me coupait tant de la vie qui semblait me narguer à côté, était devenue la seule et unique option. C&#8217;est ainsi que durant trois mois, cet été, je me suis retrouvée catapultée dans un monde nouveau, que je parcourais en <strong>Turtle libre de thèse</strong>.</p>
<p>Libre qu&#8217;à moitié, car je devais poursuivre mon bonhomme de vie sans l&#8217;avoir vaincue. Et pour une Turtle téméraire comme moi, petit bout de femme ayant passé le plus le clair de son temps, depuis sa petite enfance, à placer sa volonté en étendard, c&#8217;était un gage d&#8217;humilité bien neuf que d&#8217;annoncer à mes plus proches que je renonçais, la fatigue morale et physique s&#8217;étant faite si violente que je n&#8217;arrivais plus à trouver l&#8217;énergie indispensable au projet fou que j&#8217;avais formulé.</p>
<p>Mais il est des choix que l&#8217;on ne peut totalement admettre, surtout des moments-clés où l&#8217;on rencontre <strong>LA bonne personne</strong>, capable de redonner foi en ce que l&#8217;on croit avoir définitivement rayé, et j&#8217;ai repris mon attelage. Bête de labeur, j&#8217;ai, en 6 mois à peine, réécrit <strong>500 pages</strong>&#8230; Voilà la raison pour laquelle, bien que ne travaillant pas 24 heures par jour (quoi que cela m&#8217;arrive de temps à autres, délais impératifs à tenir obligent!), je suis légèrement mobilisée depuis quelques mois. Car même lorsque je ne suis pas en train de bûcher sur elle, elle mobilise plus que jamais mon esprit et j&#8217;avoue n&#8217;avoir de répit qu&#8217;en passant véritablement à autre chose, i. e. en étant loin de mon ordinateur à écrire.</p>
<p>Le plus gros est à présent fait, mais il me reste encore un bel effort à fournir pour en venir définitivement au bout. Tous les moments comptent. Je traverse des phases durant lesquelles je suis capable d&#8217;enquiller les heures de travail, comme, hier, les téquilas. Je me surprends à accepter les temps de récupération vitaux qui succèdent, sans cette maudite culpabilité qui m&#8217;empêchait, autrefois, d&#8217;accepter le repos. Dans ces moments là, je me tourne vers <a href="http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com">ceux</a> qui <a href="http://estran.canalblog.com/archives/2009/12/27/16286099.html">m&#8217;entourent</a>, parfois nuit et jour quand il le faut, pour m&#8217;aider à fournir les efforts tant intellectuels que psychologiques que suppose le fait, tous les jours où presque,  d&#8217;abandonner un bout par ci, réécrire un bout par là, dynamiter un pan entier à droite, envisager une cathédrale à gauche sur les décombres. Bref, un travail qui m&#8217;apprend, bien souvent dans la douleur (mais je suis rassurée depuis que j&#8217;ai lu qu&#8217;Yves St Laurent lui-même considérait que le meilleur moment de la création d&#8217;une collection était &#8230; sa fin! <img src='http://aturtleinakitchen.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> ) , à quel point j&#8217;ai de la chance d&#8217;être ainsi aimée et entourée.</p>
<p>A tous ceux qui m&#8217;accompagnent pas à pas sur ce long et tortueux chemin, je voudrais juste dire combien je les aime, et que surtout, on ne change pas une équipe qui gagne!</p>
<p>Pour mon petit retour ici, j&#8217;avais le choix entre tous les plats réalisés ces derniers mois (vous vous doutez bien, quand même, que je ne me nourris pas que de pizzas!). La bûche de Noël, la Galette des rois, les crêpes de la Chandeleur étant un peu <em>has been</em> un 12 avril, j&#8217;ai opté pour le plat réalisé pour les 19 ans de ma Ratatouille de petit frère, à sa demande.</p>
<p>Il se souvenait d&#8217;un plat que j&#8217;avais inventé, plus de deux ans auparavant pour le <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2008/02/03/o-il-est-question-dune-grande-nouvelle/">magazine CuisineP@ssion</a>: un <strong>Quasi de veau en croûte de fruits secs, jambon Serrano et coriandre fraîche, servi avec des légumes oubliés au sel vanillé.</strong></p>
<p>Comme, à l&#8217;époque, je n&#8217;avais pu évidemment publier la recette sur le blog, j&#8217;en profite pour le faire aujourd&#8217;hui: en route pour un plat un poil vintage mais toujours aussi bon!</p>
<p><em><strong>Ingrédients pour 4 personnes:</strong></em></p>
<div class="captionright"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/img_0246.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2691" title="img_0246" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/img_0246-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a></div>
<p>Pour la pâte:</p>
<ul>
<li>150 g de farine</li>
<li>75 g de beurre</li>
<li>1 oeuf</li>
</ul>
<p>Pour la viande:</p>
<ul>
<li>500 à 600 g de quasi de veau (ou moins, selon l&#8217;appétit de vos convives)</li>
<li>70 g d&#8217;abricots secs</li>
<li>70 g de jambon Serrano de qualité</li>
<li>125 g de noisettes entières</li>
<li>1 bouquet de coriandre fraîche</li>
</ul>
<p>Pour l&#8217;accompagnement:</p>
<ul>
<li>2 patates douces</li>
<li>1 panais</li>
<li>1 rutabaga</li>
<li>3 petits navets dorés</li>
<li>4 topinambours</li>
<li>Sel vanillé (ou du sel et des graines d&#8217;une gousse de vanille)</li>
</ul>
<p><strong><em>Marche à suivre:</em></strong></p>
<p>Préparer d&#8217;abord la pâte brisée: mettre dans le bol du robot la farine et le beurre coupé en petits morceaux, mélanger jusqu&#8217;à l&#8217;obtention d&#8217;un mélange sablé, ajouter le sel, puis l&#8217;oeuf, un peu d&#8217;eau si nécessaire et former une boule avec la pâte et réserver une heure au frais, enroulée d&#8217;un film plastique.</p>
<p>Eplucher tous les légumes anciens et les couper en grosses frites. Les placer dans une cocotte en fonte, en les saupoudrant de gros sel vanillé, et les glisser au moins 40 minutes dans un four, préchauffé à 200°C, en les remuant régulièrement, sans les écraser. Ajouter, si nécessaire, un soupçon d&#8217;huile, à mi cuisson.</p>
<p>Pendant ce temps, couper la pâte brisée en 4 parts égales. étaler chaque morceau de pâte le plus finement possible, en forme de carré, réserver. Mixer grossièrement les noisettes entières, les abricots secs et le jambon sec, préalablement coupés en petits morceaux. Ajouter à ce mélange la coriandre fraîche coupée au couteau.  Répartir cette pâte sur les carrés de pâte brisée, en laissant un centimètre de pâte non couverte, sur les bords. Découper le quasi de veau en 4 morceaux, et faire chauffer de belles noisettes de beurre dans une poêle antiadhésive. Faire revenir les morceaux de veau, chacun à leur tour et sur toutes les faces, pour qu&#8217;ils soient justes dorés, et les placer ensuite au centre du carré de pâte. Saler et poivrer généreusement la viande, et refermer la pâte, en formant un ballotin. Bien veiller à ce que la pâte soit soudée et qu&#8217;elle recouvre parfaitement la viande (humidifier les bords)</p>
<p><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/img_0243.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2692" title="img_0243" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/img_0243-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/img_0245.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2693" title="img_0245" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/img_0245-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Placer chaque ballotin sur une plaque, couverte d&#8217;un papier sulfurisé, et cuire entre 8 et 12 minutes, à 200°C, selon la taille des morceaux de viande. La viande sera juste rosée.</p>
<p>Placer sur chaque assiette un ballotin, quelques frites de légumes oubliés, en montant une sorte d&#8217;échafaudage, si vous êtes patients, et servir aussitôt.  Déguster immédiatement.</p>
<p><em><strong>Bilan des courses:</strong></em></p>
<div class="captionleft"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/dsc073981.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2695" title="dsc073981" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/dsc073981-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" />*</a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/dsc07398.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2694" title="dsc07398" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/04/dsc07398.jpg" alt="" /></a></div>
<p>[En grande star, je me permets de m'auto-citer partiellement, en reprenant une partie de ce que j'avais décrit pour le magazine!]</p>
<p>L&#8217;originalité de cette recette tient à la grande richesse des saveurs associées, qui en fait un <strong>plat ultra gourmand</strong>.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, n&#8217;ayez crainte, l&#8217;abricot sec est très peu présent en bouche, on pourrait presque l&#8217;oublier, tant il sait se faire discret, contrebalancé par la saveur salée du jambon, et le caractère piquant et vert de la coriandre. Associé aux noisettes, sa présence apporte juste un peu de <strong>douceur et de générosité</strong> au quasi de veau, lequel reste, ainsi cuit emmailloté, <strong>parfaitement tendre</strong>.</p>
<p>Ensuite, à chaque bouchée, le voile de pâte brisée croustille sous la dent, tandis que la croûte de fruits secs se fait moelleuse et la viande fondante en bouche.</p>
<p>Enfin, les légumes oubliés, pour leur part juste mis en valeur par la fleur de sel vanillée, sont parfaitement rôtis, révélant ainsi leurs arômes: le topinambour et son petit goût d&#8217;artichaut, le panais et sa saveur légèrement poivrée et sucrée, la patate douce, plus suave, à mi-chemin entre la carotte et la pomme de terre, le rutabaga, proche d&#8217;un navet en texture mais plus savoureux et dynamique. En bref, un petit moment de bonheur gustatif!</p>
<p>[*photo vintage , cuvée janvier 2008 ]</p>
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		<title>2010&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 13:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alhya</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ainsi va le blog]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Voyages]]></category>
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		<description><![CDATA[Commencer l&#8217;année en Bretagne, c&#8217;est toujours avoir cette sensation -ô combien jouissive- d&#8217;ouvrir une nouvelle page&#8230; C&#8217;est savoir qu&#8217;en dépit des sacs remplis de livres, emportés avec l&#8217;espoir- fou- de les lire, on va nécessairement prendre le temps de le perdre. Que l&#8217;on sera beaucoup trop occupée à contempler les lumières hivernales, changeant imperceptiblement au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Commencer l&#8217;année en Bretagne, c&#8217;est toujours avoir cette sensation -ô combien jouissive- d&#8217;<strong>ouvrir une nouvelle page&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_00521.jpg"><img class="size-medium wp-image-2633 aligncenter" title="img_00521" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_00521-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>C&#8217;est savoir qu&#8217;en dépit des sacs remplis de livres, emportés avec l&#8217;espoir- fou- de les lire, on va nécessairement prendre le temps de le perdre. Que l&#8217;on sera beaucoup trop occupée à contempler les lumières hivernales, changeant imperceptiblement au fil des heures, et dévoilant à chaque instant un nouvel aspect de la personnalité unique de cette Bretagne du nord, si fascinante d&#8217;intensité, pour même voir un jour s&#8217;écouler.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_00541.jpg"><img class="size-medium wp-image-2634 aligncenter" title="img_00541" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_00541-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Ainsi, comme chaque fois, je me suis perdue de longues heures sur des sentiers bretons, ré-oxygénée à grands coups de rafales de vent et de bruine ; imaginée, au premier rayon de soleil, sur des voiliers, imaginaires en plein hiver, voguant sur cette mer colère, ou bleu roi. Des heures à ressentir, par toutes les pores de ma peau, celle que j&#8217;aime de tout mon être. A m&#8217;immerger dans ces paysages que j&#8217;arpente inlassablement du regard, foule du pied, et sent de toutes mes forces, avec toujours ce même plaisir, brut et violent, indélébile en dépit des années.</p>
<p>Hors du temps, des pressions, des tristesses, des incompréhensions, rechargeant mes batteries, prenant le temps de poser tous mes fardeaux. Juste seule, désarmée autant que comblée, face au froid cinglant et à la beauté unique d&#8217;un petit matin breton, drapé de ses couleurs hivernales.<br />
(<em>Partie sur un coup de tête, j&#8217;étais sans appareil&#8230; et ces photos, prises avec mon téléphone, rendent seulement très faiblement compte de la beauté des lumières d&#8217;hiver là bas)</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_00801.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2629" title="img_00801" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_00801-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_01181.jpg"><img class="size-medium wp-image-2631 aligncenter" title="img_01181" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_01181-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_01181.jpg"></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0088.jpg"><img class="size-medium wp-image-2639 aligncenter" title="img_0088" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0088-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Avoir, dès la première inhalation de ses parfums lourds d&#8217;embruns et d&#8217;algues, cette impression étrange de l&#8217;avoir quittée la veille, tout en ressentant très fort que les choses changent de plus en plus rapidement, depuis quelques années, quelques mois, entre deux passages dans ma Bretagne. Que mon regard mûrit et s&#8217;épaissit, prenant chaque jour plus la mesure de ce temps qui passe et nous façonne, fût-ce dans la douleur, pour nous permettre de nous sentir définitivement vivant.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0087.jpg"><img class="size-medium wp-image-2638   aligncenter" title="img_0087" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0087-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0070.jpg"><br />
</a></p>
<p>En rentrant me coucher, <strong>au petit matin de ce 1er janvier 2010</strong>, marchant en serrant fort mon manteau contre moi, frigorifiée, en dépit du soleil qui perçait déjà, fourbue de fatigue et d&#8217;alcool, j&#8217;ai eu <strong>envie de rire d&#8217;abord.</strong></p>
<p>A la vie. A la fin de cette année si riche à vivre que j&#8217;étais, somme toute, bien contente qu&#8217;elle s&#8217;achève, tout en sachant pertinemment qu&#8217;elle restera probablement parmi celles qui marqueront, à jamais.<br />
Parce que j&#8217;y ai eu <strong>30 ans</strong>.<br />
Parce que j&#8217;y ai, plus que jamais, pris la mesure et le sens de <strong>l&#8217;amitié</strong>.<br />
Parce que je me suis laissée aller à nouveau à aimer.<br />
Parce que j&#8217;ai pris le temps d&#8217;envisager d&#8217;autres choix, d&#8217;autres vies, avant de  brusquement réaliser que celle qui était face à moi était mienne, que chacun des choix réalisés ces dernières années menait là, et que nul n&#8217;imposait renoncement ou changement soudain de trajectoire. Qu&#8217;il suffisait juste d&#8217;un peu de <strong>patience</strong> et de <strong>confiance</strong>&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0070.jpg"><img class="size-medium wp-image-2636    alignnone" title="img_0070" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0070-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p>En observant ce soleil, irisant le ciel, au travers des nuages, j&#8217;ai eu envie de crier au monde entier que je l&#8217;aimais, de dire à ceux qui comptent le plus qu&#8217;ils étaient là, à mes côtés, alors que j&#8217;étais bien souvent beaucoup trop loin d&#8217;eux. Envie de leur dire à quel point je me sens riche de toutes ces rencontres, de ces partages, dont ce blog n&#8217;est qu&#8217;un vecteur supplémentaire.</p>
<div class="captionleft" style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0065.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2637" title="img_0065" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0065-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></div>
<p>Avec un tel début d&#8217;année, nulle envie d&#8217;appréhender le futur comme une trajectoire ou une suite de vœux très précis !</p>
<p>Alors mes souhaits pour 2010 ?</p>
<p>Juste espérer poursuivre le chemin, affiner les traits de cette vie qui s&#8217;est progressivement tissée sans qu&#8217;on s&#8217;en aperçoive, en défaisant les derniers liens qui nouent et retiennent, ceux sur lesquels on bute sans trop savoir comment ils ont réussi à ainsi s&#8217;épanouir à l&#8217;abri de l&#8217;attention, au point de faire douter que la vie peut être simple.</p>
<p>Avoir aussi l&#8217;immense envie de <strong>célébrer avec vous cette entrée dans une nouvelle décennie</strong>, où je sais que la vie va forcément me surprendre précisément là où je l&#8217;attends le moins, car c&#8217;est toujours ainsi qu&#8217;elle devient à la fois dense, drôle, et passionnante.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0098.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2640" title="img_0098" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0098-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0100.jpg"><img class="size-medium wp-image-2641 aligncenter" title="img_0100" src="http://aturtleinakitchen.fr/wp-content/uploads/2010/01/img_0100-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Alors à vous tous, lecteurs de ce blog, si peu nourri depuis quelques mois, je veux juste vous souhaiter une <strong>merveilleuse entrée dans une nouvelle année où tout reste à écrire, découvrir et construire!</strong> Qu&#8217;elle vous permette d&#8217;être gourmands, inventifs, intransigeants, casse-pieds parfois, mais aussi excentriques, changeants, rigolards et joviaux, aimants et souples ! En un mot, <strong>vivants,</strong> car, quoi qu&#8217;il arrive, c&#8217;est bien là la plus belle façon de profiter de ce qui définitivement pimente cette vie que j&#8217;aime tant!</p>
<p>Je ne peux, enfin, terminer ce billet sans partager avec vous l&#8217;immense joie (et surprise!) que m&#8217;a fait <strong>l&#8217;équipe Philips en choisissant ma recette </strong>de <a href="http://aturtleinakitchen.fr/2009/11/29/parce-quil-ny-a-de-nouveau-que-ce-qui-a-ete-oublie-en-route-vers-le-futur/">Velouté de panais doré sous mic mac de mangue et coppa </a>pour leur concours sur la cuisine du futur, et en m&#8217;offrant, par conséquent (<em>attention&#8230;. suspense </em>!)<a href="http://www.facebook.com/l.php?u=http%253A%252F%252Fwww.consumer.philips.com%252Fc%252Frobust-collection%252F38893%252Fcat%252Ffr%253Forigin%253DSEA%2526s_kwcid%253DTC%257C9835%257Cphilips%252520robust%252520blender%257C%257CS%257C%257C3991152204%2523%252FProduits_Robust%252F&amp;h=e46ee5681cf131ca8c309796619bb4fc&amp;ref=mf"> toute la gamme ROBUST </a>! Autant vous dire qu&#8217;en apprenant cette nouvelle entre Noël et le jour de l&#8217;An, j&#8217;ai vraiment eu l&#8217;impression que le père Noël avait été plus que généreux avec moi! Donc voilà, une occasion pour moi de remercier à nouveau de tout cœur le staff, et de faire <a href="http://estran.canalblog.com/archives/2009/12/27/16286099.html">un peu de pub supplémentaire pour leurs produits</a> qui s&#8217;avèrent être tout simplement au top !</p>
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