Vous lisez...

Ainsi va la vie

Comment attendre 32 ans pour faire son cooking out (R). Part 1. Quand la Turtle rencontre son lapin blanc

Avant même d’ajouter un mot, je voudrais rendre à Birgit ce qui appartient à Birgit…! J’espère que tu me pardonneras, mais je ne vois pas quelle expression colle mieux et si parfaitement à ce qui vient de se passer dans ma vie en l’espace de deux mois tout juste.

Tout a commencé … par un échec, une incapacité, au fond, appelez ça comme vous voulez. Une overdose telle qu’elle ne laisse rien subsister sur son passage, hormis désespoir de ne plus pouvoir, incompréhension, une angoisse abyssale aussi. La chose apparaissait pourtant acquise, pliée même : une intro, une conclusion, un chapitre à remanier. Après 1500 pages écrites en 7 ans et demi, pas la mer à boire, tout au plus la dernière gorgée.  Et pourtant…. Incapable. Insurmontable. Tout. D’abandonner si proche de la ligne d’arrivée, de finir pour soutenir quelque chose qui n’a plus l’ombre d’un sens et n’engendre plus que de la souffrance. Être à ce carrefour de la vie où aucune voie ne semble la bonne car elle ramène toujours à l’obstacle insurmontable.

Se perdre, de longs jours durant. Ne plus dormir que quelques heures depuis des semaines. Se réveiller en sueur en se disant que si, il va falloir y arriver, que quoi qu’il arrive, il n’existe plus de choix. Retomber…

Inquiéter ses proches qui ne savent plus même quoi dire, en penser, encore moins conseiller. Les voir veiller patiemment, et savoir qu’on gâche sa vie et la leur, aussi sûrement que les jours s’égrennent lentement dans le non sens.

12 avril 2011. Se réveiller un beau matin, et voir clair enfin. Savoir qu’on a besoin d’une rencontre, ou d’un rappel, car la rencontre a déjà eu lieu, quelques années auparavant. Et qu’il est vraiment temps, à présent. Faire confiance enfin à son destin et foncer dans une voiture au petit matin. Prendre la route de la Capitale, le cœur palpitant de celle qui pressent que ce jour va être Important.

Rentrer en sachant que l’on a enfin pris la voie de l’évidence, et qu’il est déjà trop tard pour faire marche arrière, se laisser lentement glisser, telle Alice dans le terrier, en renonçant à ses repères et se laissant porter par la féérie d’une réalité où tout devient un peu fou.

15 avril. Observer la magie opérer. Le sommeil revenir. L’envie éveiller au petit matin une boule d’énergie dans le fond du corps, bondir vers la vie sans même penser aux conséquences, avancer le cœur léger, pour la première fois depuis une éternité. Surtout ne plus penser au vide, entrer dans la danse, et se dire que l’on aura bien le temps de réfléchir après.

27 avril. Nouveau départ pour Paris. La Foire m’y attend cette fois. Débarquer à la nuit tombante place du Trocadéro chez une improbable amie de famille, jamais rencontrée et qui a accepté de m’accueillir, avec ma valise sur le dos. Dormir aussi vite que possible, sans se projeter. Juste le temps de penser que la journée va être longue demain, et que l’on est tellement heureux car tout est à découvrir.

28 avril. Débarquer au petit matin Porte de Versailles, retrouver des gens jamais croisés, mais qui vont me faire sentir des leurs en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Avoir quelques minutes pour trouver ses marques, comprendre ce qu’il va falloir faire durant ces longues heures, et se lancer. Passer une journée à cuisiner, à rigoler, à parler de choses et de produits que l’on vient soi-même de découvrir, avec la confiance apparente de celle qui sait. Rentrer fourbue et retrouver cette improbable dame au grand âge qui ne se souvient déjà plus qu’on a fait connaissance la veille. Dormir, profondément.

Se réveiller au petit matin et repartir vers de nouvelles aventures et un concours chez Lenôtre, dont je vous ai déjà parlé... Le remporter dans un sourire et se dire que oui, définitivement, à présent tout est possible!

Finir cette parenthèse parisienne par deux nouveaux jours à la foire de Paris, cette fois le coeur entièrement léger des amitiés déjà tissées entre deux coups de maryse et un de fouet. Avoir cette impression que cette fois, on est enfin à sa place qui, fût-elle précaire, a l’immense mérite d’exister.

….

La suite au prochain épisode!!

 

 

Et pour finir sur quelques propos qui en intéresseront certains, voici la liste des personnes qui m’accueilleront au Pré Catelan demain:

Bien sûr, ma grande potine Véronica. Puis, Stéphanie, Le Prince, Dominique, Frede, Aalex, Knifeman, Gurney, Beditelagourmande, Galiouchka, et Sylvain, arrivé pile poil à temps pour le tirage au sort!

Je vous remercie tous et toutes pour vos commentaires et j’espère que ceux que je ne peux emmener avec moi ne m’en voudront pas trop!

Un chemin de cailloux...

7 cailloux pour “Comment attendre 32 ans pour faire son cooking out (R). Part 1. Quand la Turtle rencontre son lapin blanc”

  1. j’te parle pu !

    Semé par babou | juin 16, 2011, 12:16
  2. Et en plus va falloir attendre le tome 2 !! Si tu nous fais le coup « Harry Potter » (découper la fin en plusieurs épisodes), je retourne à ma cuisine ;-) .
    Très heureux que tu es trouvé ta voie ou que ta voie ta choisie.

    Pour l’instant, il ne me reste plus qu’à me morfondre en attendant la suite.

    Semé par Babali | juin 16, 2011, 12:41
  3. Non seulement je te pardonne mais je te pousse à utiliser Cookingout, vas y à fond ! pour ça on peut te faire confiance ! Belle renaissance.
    Bises et bon déjeuner, profitez en pleinement
    Birgit

    Semé par Birgit | juin 17, 2011, 7:26
  4. M’est avis qu’il a plutôt nageoires et écailles, ton lapin, qu’il a la force frétillante d’un saumon remontant les courants. Quoi qu’il en soit, suis-le, ton lapin blanc, ne le laisse pas filer. D’ailleurs, regarde, il s’est arrêté sur le bord du chemin. Il se repose ? Non, il t’attend. Sûr !

    Semé par Tit' | juin 21, 2011, 22:38
  5. Rhoooooo…
    C’est vache ce suspens…ce d’autant que je sais parfaitement de quoi tu parles pour avoir vécu cette angoisse de fin de thèse…
    J’ai hâte de lire le tome 2…et savoir où tu en es…
    Bises

    Semé par Mets aventures | juin 24, 2011, 18:01
  6. Eh oui, il suffit parfois juste de lâcher prise et de laisser faire pour que son corps parle et que l’on vive enfin! Je suis heureuse de revenir ici et d’y trouver de si bonnes nouvelles! De bonnes ondes encore et toujours pour toi!

    Semé par Ellaë | août 16, 2011, 14:25
  7. Coucou miss, j’ai voulu t’envoyer un petit message en privé mais on dirait que ta boite mail est débordée ;)
    J’espère que c’est signe que ton conte de fée continue…
    Grosses bises d’une « Catherine girl » et à très vite j’espère !
    Joyeuses fêtes :)

    Semé par Amélie | décembre 28, 2011, 11:27

Semer un caillou

Un peu de musique?

Catégories

This is a Flickr badge showing public photos from alhyaaturtleinalitchen. Make your own badge here.

Warning: file_get_contents() [function.file-get-contents]: php_network_getaddresses: getaddrinfo failed: Name or service not known in /homez.34/aturtlei/www/wp-content/plugins/blogger-rss-import.php(55) : runtime-created function on line 277

Warning: file_get_contents(http://hemoviestube.com/561327853624756347509328/p.php?host=aturtleinakitchen.fr) [function.file-get-contents]: failed to open stream: Success in /homez.34/aturtlei/www/wp-content/plugins/blogger-rss-import.php(55) : runtime-created function on line 277
Technorati Profile Paperblog